Le marché du travail tunisien reste marqué par de fortes disparités entre les femmes et les hommes. Selon le dernier Tunisia Economic Monitor de la Banque mondiale, le taux de chômage féminin a atteint 21,6 % au deuxième trimestre 2026, contre 11,8 % chez les hommes.
Publié le 22 septembre 2026, le rapport de la Banque mondiale, intitulé « Tunisia’s Water Challenge: From Scarcity to Resilience » (Le défi de l’eau en Tunisie : de la pénurie à la résilience), dresse un état des lieux de l’économie tunisienne et consacre un chapitre spécial aux enjeux liés à la sécurité hydrique.
Dans son diagnostic du marché du travail, la Banque mondiale relève une amélioration modeste des conditions d’emploi, mais souligne que celles-ci restent marquées par de profondes disparités entre les femmes et les hommes.
Le chômage féminin reste nettement plus élevé
Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage national s’est établi à 14,9 %. Mais derrière cette moyenne, l’écart entre les sexes demeure important.
Le chômage atteint 21,6 % chez les femmes, contre 11,8 % chez les hommes. Le taux de chômage féminin est ainsi près de deux fois supérieur à celui des hommes.
Cette différence illustre les difficultés persistantes d’accès et d’insertion des femmes sur le marché du travail tunisien. La Banque mondiale présente d’ailleurs les disparités de genre comme l’un des éléments importants caractérisant actuellement le marché de l’emploi.
Un enjeu qui dépasse le seul taux de chômage
Le niveau du chômage féminin ne constitue qu’un indicateur de la situation des femmes sur le marché du travail. L’écart observé avec les hommes met surtout en évidence une participation économique qui reste confrontée à des difficultés structurelles.
Dans un contexte où le marché du travail tunisien s’améliore seulement modestement, la réduction de ces disparités constitue ainsi un enjeu important pour l’emploi et l’inclusion économique.
Le rapport de la Banque mondiale inscrit cette question dans une analyse plus large des fragilités de l’économie tunisienne. Il relève notamment que les déséquilibres extérieurs se sont fortement creusés sous l’effet du conflit au Moyen-Orient et de la hausse des prix du pétrole, tandis que la désinflation a marqué un ralentissement depuis le début de 2026.