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Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Interviews > Doha Zamel : « La Méditerranée peut devenir un laboratoire mondial de la résilience hydrique »
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Doha Zamel : « La Méditerranée peut devenir un laboratoire mondial de la résilience hydrique »

Nadia Dejoui
2026/09/12 at 11:35 AM
par Nadia Dejoui 22 Min Lecture
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Doha Zammal
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Alors que la Méditerranée s’apprête à traverser une série majeure de sommets internationaux sur l’eau, le climat et la biodiversité, Doha Zamel, experte en eau et développement durable dans la Méditerranée, met l’accent sur l’importance d’une transformation profonde de la gouvernance hydrique. Entre digitalisation, intelligence artificielle et coopération régionale, elle décrypte les leviers d’une résilience indispensable face à un stress hydrique devenu multidimensionnel. Interview. 

Comment définissez-vous aujourd’hui le stress hydrique, au-delà de la seule baisse du niveau des réserves dans les barrages ?

Aujourd’hui, le stress hydrique ne peut plus être évalué uniquement à travers le niveau des barrages. Il traduit un déséquilibre structurel entre la disponibilité réelle de la ressource, les besoins des différents usages et la capacité des écosystèmes à continuer à fonctionner.

L’indicateur 6.4.2 des Objectifs de développement durable définit d’ailleurs le stress hydrique comme le rapport entre les prélèvements d’eau douce et les ressources renouvelables disponibles, après la prise en compte des débits nécessaires au maintien des écosystèmes. Mais je pense qu’aujourd’hui nous devons aller plus loin et considérer le stress hydrique comme un phénomène multidimensionnel : quantitatif, qualitatif, écologique, économique et institutionnel.

Un territoire peut théoriquement disposer d’eau et être pourtant en situation de stress hydrique si ses nappes sont surexploitées, si la qualité de l’eau se dégrade, si la salinité augmente, si une partie importante de la ressource est perdue dans les réseaux ou encore si les institutions ne disposent pas des informations nécessaires pour l’allouer efficacement.

Il faut également intégrer la dimension temporelle. Une moyenne annuelle peut masquer une pénurie extrêmement sévère pendant plusieurs mois, ce qui est particulièrement important dans les régions méditerranéennes.

C’est là que le concept de Water 4.0 devient particulièrement intéressant. Il correspond à l’intégration dans le secteur de l’eau des outils de la quatrième révolution industrielle : capteurs connectés, Internet des objets, compteurs intelligents, télédétection, intelligence artificielle, automatisation et jumeaux numériques.

Ces technologies nous permettent progressivement de passer d’une photographie statique de la ressource à une vision dynamique, prédictive et presque en temps réel du cycle de l’eau.

La question n’est donc plus seulement : combien d’eau avons-nous ? mais plutôt : quelle eau avons-nous, où se trouve-t-elle, dans quel état, qui l’utilise, à quelle vitesse se renouvelle-t-elle et comment pouvons-nous l’allouer durablement ?

Quels sont, selon vous, les principaux facteurs qui aggravent la raréfaction des ressources en eau : changement climatique, surexploitation des nappes, pertes dans les réseaux, agriculture irriguée ou insuffisances en matière de gouvernance ?

Je ne pense pas qu’il faille les opposer. Ces facteurs fonctionnent comme un système et se renforcent mutuellement.

Le changement climatique agit comme un multiplicateur de risques : hausse des températures, évapotranspiration accrue, sécheresses plus longues et plus fréquentes, vagues de chaleur, incendies de forêt, mais également précipitations torrentielles, crues et inondations soudaines. 

Mais il ne faut pas faire du changement climatique une explication qui masque nos propres défaillances de gestion. Dans de nombreux territoires, nous continuons à pomper les eaux souterraines plus rapidement qu’elles ne se rechargent, à perdre de l’eau dans les réseaux ou à rejeter des eaux usées qui pourraient être traitées et réutilisées.

L’agriculture est évidemment au cœur du défi puisqu’elle représente plus de 70 % des prélèvements mondiaux d’eau douce. Mais elle doit également être au cœur des solutions. C’est pourquoi je préfère parler de productivité de l’eau plutôt que simplement d’économie d’eau : combien de valeur alimentaire, économique, sociale ou environnementale produisons-nous avec chaque mètre cube utilisé ?

Il faut aussi intégrer la qualité de l’eau. Une eau contaminée par des nitrates, des sels ou d’autres polluants existe physiquement, mais elle n’est pas nécessairement disponible pour tous les usages.

Water 4.0 peut nous permettre d’aller encore plus loin. En combinant données hydrologiques, satellites, capteurs, compteurs intelligents, prévisions météorologiques et intelligence artificielle, nous pouvons mieux comprendre où, quand et pourquoi l’eau est consommée, perdue ou dégradée.

Notre défi n’est donc pas uniquement de trouver de nouvelles ressources. Il est de mieux connaître, protéger, réutiliser et régénérer celles que nous possédons déjà.

Comment concilier le droit universel à l’accès à l’eau potable avec la nécessité de maîtriser la consommation et de préserver les ressources disponibles ?

Le droit humain à l’eau doit rester non négociable. En 2010, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution 64/292, reconnaissant explicitement le droit à une eau potable sûre et propre et à l’assainissement comme un droit humain essentiel à la pleine jouissance de la vie et de l’ensemble des droits humains.

Cependant, garantir ce droit ne signifie pas considérer l’eau comme une ressource illimitée.

Il faut garantir à chaque personne un socle essentiel d’accès à une eau potable, sûre, accessible et abordable, tout en mettant en place des politiques qui encouragent la sobriété et protègent les ressources.

Une tarification progressive peut faire partie des solutions : protéger les besoins essentiels et les ménages vulnérables, tout en envoyant un signal économique lorsque les consommations deviennent très élevées ou concernent des usages non essentiels.

Mais il serait injuste de faire porter toute la responsabilité sur les citoyens.

Nous demandons souvent aux ménages de réduire leur consommation alors que des volumes beaucoup plus importants peuvent être perdus dans les réseaux ou utilisés de manière inefficace dans certains secteurs.

Water 4.0 peut également contribuer à cette transformation. Les compteurs intelligents permettent aux opérateurs et aux consommateurs de mieux connaître les consommations, de détecter rapidement des anomalies et d’identifier certaines fuites.

Il faut finalement passer d’une logique de restriction à une logique de sobriété intelligente : utiliser la bonne qualité d’eau, dans la bonne quantité, au bon endroit et pour le bon usage.

Dans quelle mesure la digitalisation peut-elle contribuer au suivi des prélèvements, à la détection des fuites et à une meilleure allocation des ressources hydriques ?

C’est précisément ici que le concept de Water 4.0 prend tout son sens. Nous sommes progressivement en train de passer d’une gestion réactive de l’eau à une gestion prédictive.

Des capteurs connectés peuvent mesurer en continu le débit, la pression, la qualité de l’eau, le niveau des nappes ou l’humidité des sols. Les compteurs intelligents permettent de suivre les consommations. Les satellites permettent d’observer les cultures, les sols, les sécheresses et certaines ressources à l’échelle d’un territoire.

L’intelligence artificielle peut ensuite analyser ces millions de données pour détecter une anomalie, anticiper une fuite, prévoir l’évolution de la demande ou aider à optimiser l’irrigation.

Une autre technologie particulièrement intéressante est celle des jumeaux numériques, ou digital twins. Il s’agit de reproduire virtuellement le fonctionnement d’un réseau d’eau, d’une station de traitement ou même, à terme, d’un système hydrologique afin de tester différents scénarios avant de prendre une décision.

On peut par exemple simuler une sécheresse prolongée, une augmentation de la demande, une rupture de canalisation ou différentes stratégies d’allocation de la ressource.

Cette évolution est d’ailleurs au cœur de la stratégie européenne pour la résilience de l’eau, qui identifie explicitement l’accélération de la digitalisation et de l’intelligence artificielle parmi ses principaux domaines d’action.

Mais je voudrais insister sur un point : l’intelligence artificielle ne crée pas d’eau. Si les données sont mauvaises, si les institutions ne les partagent pas ou si les règles d’allocation sont inefficaces, nous aurons simplement digitalisé une mauvaise gouvernance.

C’est pourquoi je préfère parler non seulement de Smart Water, mais de Smart Water Governance : utiliser la technologie pour rendre les décisions plus transparentes, prédictives, participatives et fondées sur des données fiables.

La Méditerranée souffre encore d’un déficit de coordination, de données partagées et de coopération régionale. Comment renforcer les réponses intégrées face à la rareté de l’eau ?

Je pense que nous sommes justement à un moment particulièrement important pour repenser la place de l’eau dans la coopération régionale et internationale. L’année 2026 est assez exceptionnelle pour l’agenda mondial de l’eau et de l’environnement.

Nous avons eu en août la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification en Mongolie, avec une journée spécifiquement consacrée à l’eau et à la résilience face aux sécheresses.

Nous aurons ensuite le Forum euro-méditerranéen de l’eau à Rome, du 29 septembre au 2 octobre ; la COP17 sur la biodiversité à Erevan, du 19 au 30 octobre ; la COP31 sur le climat à Antalya, du 9 au 20 novembre ; puis la Conférence des Nations unies sur l’eau à Abu Dhabi, du 8 au 10 décembre.

Ce calendrier nous envoie un message très clair : l’eau ne peut plus être traitée comme un secteur environnemental isolé. Elle constitue le lien opérationnel entre climat, biodiversité, sols, agriculture, énergie, santé et sécurité alimentaire.

La COP17 sur la désertification l’a très bien illustré. Une sécheresse n’est pas simplement un manque de pluie. Elle affecte simultanément les ressources en eau, les sols, les écosystèmes, l’agriculture, les communautés rurales et parfois les dynamiques migratoires.

La COP17 Biodiversité constitue une autre opportunité majeure. Nous parlons encore trop souvent de l’eau comme d’une ressource à prélever et à distribuer. Pourtant, les zones humides, les rivières, les sols et les aquifères constituent de véritables infrastructures naturelles. Restaurer les écosystèmes peut contribuer à améliorer la rétention de l’eau, la recharge des nappes, la qualité de l’eau et la résilience face aux sécheresses et aux inondations.

La COP31 Climat à Antalya devra également être l’occasion de renforcer la place de l’eau dans l’adaptation climatique, car une grande partie des impacts du changement climatique se manifeste précisément à travers l’eau : sécheresses, inondations, salinisation, modification des précipitations ou pression sur l’agriculture.

Pour la Méditerranée, le Forum euro-méditerranéen de l’eau de Rome est particulièrement stratégique. Il peut servir de passerelle entre les réalités des territoires méditerranéens et les grands processus internationaux.

Nous avons besoin d’une véritable intelligence hydrique méditerranéenne, capable de connecter les données, les politiques et les investissements des deux rives.

Imaginez une plateforme régionale capable de croiser les données satellitaires de Copernicus avec l’état des nappes, les prélèvements agricoles, la qualité de l’eau, l’humidité des sols, les sécheresses et les projections climatiques.

L’intelligence artificielle pourrait transformer ces informations en systèmes d’alerte précoce et en outils d’aide à la décision.

Water 4.0 pourrait ainsi devenir en quelque sorte la couche numérique du Nexus Eau-Énergie-Alimentation-Écosystèmes, celle qui permet de mieux comprendre les interactions entre ces différentes ressources. Mais là encore, la technologie ne suffit pas. L’intelligence artificielle ne crée pas d’eau et un jumeau numérique ne remplace pas la coopération entre pays.

Nous avons besoin de standards communs pour les données, de mécanismes de partage de l’information, de coopération entre bassins, de financement, de renforcement des capacités et d’une implication beaucoup plus forte des territoires.

Je crois également beaucoup aux living labs méditerranéens, où agriculteurs, chercheurs, entreprises, collectivités et autorités peuvent tester ensemble la réutilisation des eaux usées traitées, l’irrigation intelligente, la recharge maîtrisée des aquifères, les solutions fondées sur la nature, le dessalement alimenté par les énergies renouvelables ou encore la récupération des nutriments.

Des structures comme la Fondation Finnova peuvent contribuer à créer cette passerelle entre innovation, territoires, politiques européennes et instruments de financement.

Enfin, la Conférence des Nations unies sur l’eau à Abu Dhabi devra permettre de faire converger ces différentes discussions et d’accélérer la mise en œuvre de l’Objectif de développement durable 6.

Je pense que nous devons arriver à Abu Dhabi non pas simplement avec de nouvelles déclarations, mais avec des solutions mesurables, finançables et réplicables.

Pour la Méditerranée, l’enjeu est donc de transformer cette succession d’événements en une véritable trajectoire : Rome pour renforcer le dialogue euro-méditerranéen, Erevan pour reconnecter eau et biodiversité, Antalya pour placer l’eau au cœur de l’adaptation climatique et Abu Dhabi pour transformer les engagements en actions concrètes.

La Méditerranée ne doit plus être présentée uniquement comme un hotspot du changement climatique. Elle peut devenir un laboratoire mondial de la résilience hydrique.

Faut-il revoir les choix de cultures en fonction de leur empreinte hydrique et de leur capacité d’adaptation au changement climatique ?

Oui, mais je pense qu’il faut dépasser la simple notion d’empreinte hydrique.

Dire qu’une culture consomme beaucoup d’eau ne suffit pas. Un mètre cube utilisé dans un bassin disposant de ressources abondantes n’a pas le même impact qu’un mètre cube pompé dans un aquifère surexploité en zone aride.

Nous devons donc progressivement passer de la simple empreinte hydrique à une empreinte hydrique ajustée au risque local. Il faut également considérer la valeur nutritionnelle, économique et sociale produite par chaque mètre cube.

La question devient alors : quelle agriculture voulons-nous maintenir dans chaque territoire avec l’eau qui sera réellement disponible dans vingt ou trente ans ?

Water 4.0 peut considérablement améliorer cette analyse.

Grâce aux satellites, aux capteurs d’humidité des sols, aux données météorologiques, à l’estimation de l’évapotranspiration et aux modèles d’intelligence artificielle, nous pouvons mieux déterminer quand une plante a réellement besoin d’eau et en quelle quantité.

Nous pouvons ainsi passer progressivement d’une irrigation basée sur un calendrier à une irrigation de précision fondée sur le besoin réel de la plante.

Mais la technologie doit être combinée avec des solutions agronomiques : variétés résistantes à la sécheresse et à la salinité, agroécologie, amélioration de la matière organique des sols, irrigation déficitaire contrôlée, réutilisation sécurisée des eaux traitées et meilleure gestion des nutriments.

Il faut aussi rester vigilant face à l’effet rebond : améliorer l’efficacité de l’irrigation ne garantit pas automatiquement une réduction des prélèvements si l’eau économisée sert ensuite à augmenter les surfaces irriguées. Le véritable indicateur doit donc rester la réduction mesurable de la pression sur la ressource à l’échelle du bassin.

Quels sont les principaux risques du stress hydrique pour les prix des denrées alimentaires, l’emploi rural et la sécurité alimentaire ?

L’eau est l’un des principaux mécanismes par lesquels le changement climatique devient un risque économique et social.

Lorsqu’une sécheresse réduit les rendements, les agriculteurs peuvent être obligés de pomper plus profondément, de payer davantage d’énergie, d’investir dans de nouvelles infrastructures d’irrigation ou de modifier leurs cultures.

Ces coûts affectent les marges agricoles et peuvent ensuite se répercuter sur les prix alimentaires. Mais l’un des risques les plus importants est la volatilité. Un choc hydrique dans une grande région agricole peut rapidement devenir un choc de production, puis un problème de marché, d’importation et de sécurité alimentaire.

Pour les territoires ruraux méditerranéens, l’enjeu est encore plus profond. Si l’agriculture n’est plus économiquement viable faute d’eau, nous pouvons assister à une perte d’emplois, à l’abandon des terres, à une fragilisation des communautés rurales et à une accélération de l’exode rural.

En combinant données climatiques, hydrologiques, agricoles et économiques, nous pouvons développer des systèmes d’alerte précoce permettant d’anticiper certains risques avant qu’ils ne deviennent des crises.

C’est également là que l’approche Nexus est essentielle : la sécurité alimentaire dépend de la sécurité hydrique, mais aussi de l’énergie, de la santé des sols et du fonctionnement des écosystèmes. Nous devons donc arrêter de considérer la politique de l’eau uniquement comme une politique environnementale. La sécurité hydrique est aussi une politique de sécurité alimentaire, de stabilité économique, d’emploi et de cohésion territoriale.

Quels sont les projets liés à l’eau sur lesquels vous travaillez actuellement ? Quels sont leurs principaux objectifs et leurs impacts attendus ?

Actuellement, dans le cadre de ma collaboration avec Finnova, je contribue à plusieurs propositions et initiatives européennes, notamment dans le cadre du programme LIFE de l’Union européenne, qui est l’un des principaux instruments européens de financement consacrés à l’environnement et à l’action climatique.

Nous travaillons sur différentes solutions innovantes : récupération de l’eau atmosphérique, traitement et réutilisation des eaux agricoles, gestion de la salinité et des nutriments, utilisation de microalgues et de photobioréacteurs pour contribuer au traitement de l’eau tout en produisant une biomasse valorisable, ainsi que l’intégration de l’énergie solaire pour réduire l’empreinte énergétique de certaines technologies.

Il y a également une dimension importante de Water 4.0, avec l’utilisation de capteurs et de données pour suivre la qualité de l’eau, la salinité, les nutriments, les volumes disponibles ou encore les performances des différentes solutions. L’idée est de passer progressivement d’une gestion réactive à une gestion plus intelligente, circulaire et prédictive de l’eau.

Mon rôle avec Finnova porte notamment sur l’accompagnement et le management LIFE, la cohérence entre la conception des propositions et leur future mise en œuvre, ainsi que la dissémination, l’exploitation des résultats, la réplication et leur adoption à l’échelle européenne.

Et la réplication est particulièrement importante. Par exemple, certaines solutions développées ou testées en Espagne pourraient ensuite être adaptées à la Tunisie, puisque les deux pays font face à plusieurs défis similaires : stress hydrique, sécheresse, salinité et forte demande en eau agricole. Il ne s’agit pas de copier une technologie, mais de l’adapter aux réalités locales.

Pour moi, c’est justement l’un des grands enjeux actuels : nous avons déjà beaucoup d’innovations dans le secteur de l’eau. Maintenant, il faut réussir à passer du projet pilote au changement d’échelle, en reliant innovation, besoins des territoires, politiques publiques et financement.

C’est aussi ce qui rend la coopération euro-méditerranéenne particulièrement intéressante : nous partageons de nombreux défis liés à l’eau, mais nous pouvons également partager, adapter et répliquer les solutions.

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Nadia Dejoui 12 septembre 2026
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