Réunis à New Delhi pour leur 18e sommet, les BRICS accélèrent leurs efforts pour développer des mécanismes financiers et commerciaux autonomes. Interconnexion des systèmes de paiement, monnaies numériques et coopération énergétique figurent parmi les principaux dossiers.
Les dirigeants des BRICS se réunissent ce week-end à New Delhi en Inde avec un objectif central : renforcer les échanges économiques du groupe et développer des infrastructures financières alternatives. L’Inde, qui assure la présidence tournante depuis janvier, privilégie une approche axée sur la connectivité économique plutôt que sur les seules déclarations relatives à la dédollarisation.
Le projet BRICS Pay, destiné à interconnecter les systèmes de paiement nationaux et à faciliter les règlements en monnaies locales, constitue l’un des principaux dossiers. Encore au stade pilote, il pourrait réduire le recours aux banques correspondantes et les conversions de devises dans les transactions entre pays membres.
Un second projet porte sur l’interconnexion des monnaies numériques de banque centrale (MNBC). L’objectif est de faciliter les paiements transfrontaliers en réduisant les intermédiaires. Le projet reste toutefois au stade des discussions et ne constitue pas la création d’une monnaie commune aux BRICS.
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Le développement de ces infrastructures accompagne la progression des échanges intra-BRICS. Les exportations entre membres ont atteint environ 1 200 milliards de dollars en 2025, tandis que les échanges de l’Inde avec les autres membres ont représenté environ 416 milliards de dollars…
La Nouvelle Banque de développement, créée en 2015, constitue déjà un outil financier du groupe. Elle a approuvé environ 43 milliards de dollars de prêts, offrant aux BRICS une première infrastructure institutionnelle pour financer des projets communs.
Malgré les divergences politiques entre certains membres, notamment autour du conflit au Moyen-Orient, les BRICS poursuivent ainsi un travail de fond visant à renforcer leur autonomie économique. La transformation reste progressive, mais l’interconnexion des paiements, le financement et les échanges énergétiques dessinent les contours d’un écosystème économique moins dépendant des infrastructures occidentales.