Depuis plusieurs semaines, les coupures d’électricité à répétition se multiplient à travers le pays, plongeant usines et ateliers dans l’incertitude. Pertes de production, surcoûts cachés, image ternie auprès des partenaires étrangers : la facture s’alourdit et menace la confiance des opérateurs économiques.

Rencontré lors de la présentation de la communication financière d’Office Plast, le directeur général Yassine Abid a livré à L’Economiste Maghrébin son analyse de la situation.
« Pendant trois jours, nous avons arrêté toutes les chaînes de production. Ce qui a engendré des coûts énormes, notamment en termes de retards de livraison. Cet arrêt nous a demandé énormément de travail pour tout remettre en ordre” souligne-t-il.
« Avant-hier, nous avons repris la production, qui fonctionne aujourd’hui normalement. La situation reste néanmoins difficile. Nous comptons donc investir dans des groupes électrogènes capables de prendre le relais en cas de coupure, afin d’éviter toute interruption majeure. C’est coûteux, mais c’est devenu une nécessité » poursuit-il.
Il évoque aussi l’impact sur les engagements clients et à l’export : « Certaines sociétés étrangères ne comprendront pas facilement ce genre de situation. La question de l’énergie est un sujet délicat qu’il faut prendre au sérieux. »
Et de conclure : « Je ne suis pas du genre à dramatiser, mais à mon avis, il faudra davantage d’investissements dans le secteur de l’électricité. »