Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a appelé les pays africains à collaborer pour s’attaquer aux causes profondes des migrations, alors que son gouvernement doit faire face aux tensions croissantes liées aux attaques contre des citoyens étrangers en Afrique du Sud. C’est ce qu’a révélé l’agence de presse italienne Ansa.it
S’exprimant à l’ouverture de la session du Parlement panafricain à Midrand, près de Johannesburg, Ramaphosa a affirmé qu’aucun pays ne peut gérer seul les flux migratoires et qu’il faut s’attaquer aux causes qui poussent les populations à quitter leur pays, parmi lesquelles les conflits, l’instabilité, la mauvaise gouvernance et la pauvreté.
Selon son point de vue, une migration non maîtrisée peut menacer la sécurité et la stabilité sociale, tout en réaffirmant la nécessité de protéger les droits des migrants et de lutter contre la xénophobie et l’afrophobie.
Cet appel intervient après plusieurs semaines de manifestations anti-immigrés, alimentées par des groupes xénophobes qui accusent les migrants en situation irrégulière de contribuer à la criminalité, au chômage et à la pression sur les services publics. Selon un décompte publié par l’AFP, basé sur des données fournies par les gouvernements concernés, plus de 160 000 ressortissants étrangers ont quitté l’Afrique du Sud au cours des deux derniers mois, dans l’un des plus vastes exodes migratoires enregistrés récemment dans le pays.
L’Afrique du Sud est depuis des années l’une des principales destinations migratoires du continent, mais elle est périodiquement secouée par des vagues de violence contre les étrangers.