La contribution de la Caisse des Dépôts et Consignations CDC s’inscrit à travers le programme Start-up et PME innovantes, déjà tourné vers les entreprises actives dans la Ditech, l’innovation et les secteurs à forte valeur créative.
Pour Néjia Gharbi, directrice générale de la CDC, l’enjeu consiste avant tout à mobiliser la diaspora autour de cette dynamique et à renforcer ses liens avec l’écosystème tunisien des start-up. Elle a souligné dans une déclaration à lecoonomistemaghrébin, lors de la 3 ème édition du Tunisia Global forum, que de nombreux talents tunisiens, notamment à travers des start-up ayant déjà réalisé des exits, à l’image d’Instadeep ou d’Expensya, fondée par Karim Benguir et Karim Jouini, ont émergé.
Mais au-delà de ces réussites, l’essentiel reste, précise-t-elle, la multiplication de nouvelles start-up et de nouvelles formes de collaboration, rendues possibles par l’interconnexion entre la diaspora et l’écosystème local. L’objectif est donc de consolider ce pont, de stimuler les échanges et de proposer des outils de financement adaptés à ces jeunes entreprises.
Néjia Gharbi salue également le rôle joué par les premiers fonds créés en Tunisie et financés par le fonds ANAVA, souvent portés par des membres de la diaspora tunisienne. Elle cite notamment 216 Capital, aujourd’hui à son deuxième fonds, ainsi que Medenine, qui a lancé un fonds dédié à la Deeptech. Pour elle, ces initiatives traduisent une conviction partagée : le potentiel des start-up tunisiennes est réel et mérite d’être soutenu à grande échelle.