Un nouveau projet gazier en Libye contribuera à augmenter la production du pays d’environ 800 millions de mètres cubes par an.
Ce projet représente une nouvelle étape dans la stratégie libyenne visant à renforcer sa sécurité énergétique, à accroître l’approvisionnement en gaz des centrales électriques et à soutenir les exportations de gaz vers l’Italie, via le gazoduc Greenstream. Et ce, au moment même où la Libye intensifie ses efforts pour augmenter sa production de pétrole et de gaz.
A cet égard, un communiqué consulté par la plateforme énergétique spécialisée ‘Energy’ le 29 juin révèle qu’ Eni a annoncé le démarrage réussi de la production d’hydrocarbures grâce au projet de compression de Sabratha. Un projet de développement offshore situé dans le champ gazier de Bahr Essalam, à environ 100 kilomètres des côtes libyennes.
De la sorte, ce projet vise à maintenir la pression du réservoir, à prolonger sa durée de vie productive et à améliorer l’efficacité de l’extraction du gaz. Il contribue ainsi à la pérennité de la production du gisement de Bahr Essalam. Les nouveaux compresseurs devraient quant à eux permettre d’ajouter environ 28 milliards de pieds cubes de gaz naturel par an. Soit l’équivalent d’environ 800 millions de mètres cubes. Tout en accroissant la production de condensats d’environ 360 000 barils par an.
Par ailleurs, l’augmentation de la production est dirigée vers le gazoduc côtier reliant Mellitah et Misrata. Celui-ci assure l’approvisionnement en gaz des centrales électriques, maintient les pressions opérationnelles et les quantités requises. De même qu’il améliore la stabilité de l’approvisionnement en gaz des consommateurs.
Au final, la nouvelle unité permet une production continue dans des conditions de basse pression à l’intérieur du réservoir. Compensant ainsi le déclin naturel de la production du champ de Bahr Essalam et augmentant les taux de récupération du gaz associé et des condensats.