En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accept
Leconomiste Maghrebin
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
En lisant: TRIBUNE – La femme tunisienne : Point de discorde
Partager
Notification Voir Plus
Dernières nouvelles
TRIBUNE – La femme tunisienne : Point de discorde
A ne pas manquer Chroniques Idées
Tunisie : le déficit énergétique s’envole à 7 milliards de dinars
A ne pas manquer Conjoncture Economie Energie Entreprise
Rachida Jebnoun : « Après les acquis, le véritable combat des femmes se joue dans le pouvoir économique »
A ne pas manquer Nation Société
La Fed devrait relever les taux d’intérêt pour freiner l’inflation, estime Hammack
A ne pas manquer International Monde
Elyes Kasri
Quand la gauche et l’islam politique convergent contre la liberté d’entreprendre
A ne pas manquer Nation Politique
Aa
Aa
Leconomiste Maghrebin
  • Economie
  • Entreprise
  • Monde
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
Vous avez un compte existant ? Sign In
Follow US
  • Advertise
Leconomiste Maghrebin > Blog > Idées > Chroniques > TRIBUNE – La femme tunisienne : Point de discorde
A ne pas manquerChroniquesIdées

TRIBUNE – La femme tunisienne : Point de discorde

Moncef Gouja
2026/08/14 at 3:22 PM
par Moncef Gouja 10 Min Lecture
Partager
Partager

Soixante-dix ans après la promulgation du Code du statut personnel, qui a interdit la polygamie, qui, rappelons-le, est permise par la charia (loi charaïque), la question du statut de la femme dans la société est loin d’être résolue. Il ne suffit pas d’une loi pour abolir et effacer un héritage, au moins vieux de quatorze siècles.

Contents
La propagation du mariage halal, sorte de concubinage islamique autorisé par la charia, … remet sur le plateau, pour des raisons sociales, la nécessité de revoir la copie actuelle du code, sans pour autant autoriser la polygamie, en dépénalisant par exemple l’adultère.Le statut légal de la femme constitue la grande discorde de la société tunisienne et l’émancipation de la femme la pomme de discorde.Pour les tenants purs et durs du code, le concubinage, comme pratiqué en France, garantit aussi les droits des femmes, hormis la pension alimentaire et surtout les droits des enfants.

Pourtant l’évolution de la société tunisienne, et l’émergence des élites féminines, dans tous les domaines et secteurs, grâce principalement à l’école, devait logiquement suffire pour clore définitivement le débat, mais les dogmes particulièrement religieux sont plus tenaces que la réalité, ce qui fait que la question de la polygamie est périodiquement remise sur le tapis, car certains continuent à croire que le code du statut personnel tunisien, est fondamentalement opposé à la loi religieuse.

Et ce ne sont plus les seuls islamistes, qui jadis avaient mené, depuis sa promulgation, une guerre implacable contre ce code, mais d’autres hommes et femmes, qu’on ne peut soupçonner de sympathie envers le salafisme, osent maintenant demander l’abrogation de ce code, que seul la Tunisie de Bourguiba avait osé promulguer, avant même l’avènement de la République, puisqu’il fut signé par le souverain de Tunis, Ahmed Lamine Bey.

 

La propagation du mariage halal, sorte de concubinage islamique autorisé par la charia, … remet sur le plateau, pour des raisons sociales, la nécessité de revoir la copie actuelle du code, sans pour autant autoriser la polygamie, en dépénalisant par exemple l’adultère.

 

Les réalités sociales, dont le taux élevé du célibat, parmi les hommes et les femmes tunisiens, ajouté à cela l’augmentation vertigineuse du taux de divorce, et la baisse générale de la natalité, ont donné des arguments, qui peuvent êtres recevables, à ceux qui demandent l’annulation de ce code, ou du moins sa réforme profonde. La propagation du mariage halal, sorte de concubinage islamique autorisé par la charia, au sein d’une société où le taux du célibat augmente d’une façon vertigineuse, même avec des personnes mariées, remet sur le plateau, pour des raisons sociales, la nécessité de revoir la copie actuelle du code, sans pour autant autoriser la polygamie, en dépénalisant par exemple l’adultère.

La complexité de la situation est aggravée par la guerre politique entre les islamistes et une grande partie des laïcs, ces derniers considérant que le code est presque un texte sacré, qui doit rester intouchable.

Un point de démarcation politique

On est progressiste ou réactionnaire, conservateur ou moderniste, islamiste ou libéral, selon qu’on soit pour ou contre le Code de statut personnel. C’est le rapport avec ce code qui donne l’identité politique ou idéologique à tout citoyen tunisien. On ne peut être neutre sur ce point précisément. Et ceci depuis soixante-dix ans. Cette ligne de démarcation entre les camps cités plus haut est infranchissable, et quiconque ose la franchir subit les foudres de ses partisans. On ne peut pas être marxiste, progressiste, libéral, de gauche ou destourien sans être un inconditionnel du code initié et imposé par Habib Bourguiba il y a soixante-dix ans. Avant même d’être républicain car le code a précédé l’abolition du Beylicat.

Inversement, on ne peut être islamiste, salafiste conservateur religieux, ou, se réclamant d’un islam orthodoxe sunnite, sans reconnaître que la polygamie est autorisée par la religion musulmane, selon un verset clair et franc du saint Coran.

 

Le statut légal de la femme constitue la grande discorde de la société tunisienne et l’émancipation de la femme la pomme de discorde.

 

Bourguiba, pour donner une légitimité religieuse à cette loi, a eu recours, aux deux grands muftis, et savants, malikite et hanafite, al Shaykh Taher Ibn Achour pour le malikisme et al Shaykh Jaïet pour le Hanafisme, qui, se basant sur une tradition, appelée « le mariage Kairouanais », autorise la femme à exiger de son époux de ne pas contracter mariage avec une autre femme, sans son autorisation, ce qui constitue une forme de monogamie. Cette tradition remonte au premier calife abbasside (2ème siècle de l’hégire) qui avait demandé en mariage une Kairouanaise qui lui avait imposé cette condition dans le contrat. Une jurisprudence en fut la conséquence, sur laquelle les deux illustres muftis se sont basés.

Aucun autre Etat musulman n’a pu promulguer une loi comme celle qui régit les mariages en Tunisie, loi qui a joué un rôle fondamental dans l’émancipation de la femme tunisienne. On en conclut que l’avenir de celle-ci dépendra du sort qui sera réservé à cette juridiction. On peut dire, sans risque d’exagérer, que le statut légal de la femme constitue la grande discorde de la société tunisienne et l’émancipation de la femme la pomme de discorde.

Mariage halal, une solution tronquée

Le mariage dit « halal », une forme de concubinage, sans contrat de mariage légal, est une mode qui envahit tous les pays musulmans, et même les communautés musulmanes en Europe, mais aussi la Tunisie. Le cri d’alerte lancé par la présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), organisation qui avait joué un rôle primordial dans l’application du Code du statut personnel, sur le développement du mariage halal en Tunisie, doit interpeler les autorités politiques sur la gravité de la question. Mais le recours à la répression, comme l’exige la présidente de l’UNFT, ne peut être la solution idoine. On ne peut pas stopper une vague sociétale par le durcissement législatif ou administratif, car il s’agit bien d’une vague qui traverse la société en réponse, à l’augmentation du célibat, notamment celui des femmes et du taux de divorce. Nos juristes feraient mieux à accorder un intérêt particulier à cette problématique au lieu de pérorer sur les droits de l’Homme et les libertés politiques.

Dans l’échelle des droits, comme partout, il y a des questions prioritaires. Or on observe un silence curieux qui en dit long sur nos élites. Il faut reconnaître qu’on touche à un nouveau tabou, et que se prononcer clairement sur une solution, c’est prendre des risques d’être classé par un camp comme par l’autre comme un ennemi, soit de l’Islam, soit de la femme. Mais le rôle des intellectuels n’est-il pas d’aller à contre-courant ? Ou faut-il attendre que le feu vert nous vienne encore une fois de l’Occident !

Le concubinage, une solution ?

Reconnaissons d’abord que le concubinage existe chez nous depuis longtemps, et que les autorités ont toujours fermé les yeux. Pour les hommes et les femmes mariés et en situation de concubinage avec d’autres partenaires, il n’y a intervention de l’autorité publique que lorsque le partenaire légal porte plainte, pour adultère. Or l’adultère est interdit avec contrainte par corps. Et le divorce peut être prononcé en faveur du plaignant. Mais le concubinage prend actuellement la forme d’un mariage « halal », encouragé par la mouvance politico-religieuse. Ce qui explique la levée du bouclier chez les laïcs, qui pourtant et souvent ferment les yeux sur le concubinage non religieux. D’où contradiction !

 

Pour les tenants purs et durs du code, le concubinage, comme pratiqué en France, garantit aussi les droits des femmes, hormis la pension alimentaire et surtout les droits des enfants.

 

Tant qu’il ne concernait que certaines franges, minoritaires, la tolérance était de mise, mais la tendance devient, semble-t-il lourde, si l’on croit la présidente de l’UNFT. Et il faut anticiper pour la gérer en réformant le code du statut personnel. Pourquoi alors ne pas faire comme dans les sociétés modernes en Europe ou ailleurs, en créant un statut légal pour le concubinage ? Ceci, d’autant plus que les courants de l’Islam politique n’y trouveront rien à y redire, car ils l’encouragent sous sa forme halal. Pour les tenants purs et durs du code, le concubinage, comme pratiqué en France, garantit aussi les droits des femmes, hormis la pension alimentaire et surtout les droits des enfants.

La société trouve empiriquement ses propres solutions, au mépris des lois, il est vrai, parfois. Il est temps d’anticiper sur cette évolution, car la nature a ses propres lois que les lois des hommes ou des dieux ne peuvent arrêter !

Articles en relation

Rachida Jebnoun : « Après les acquis, le véritable combat des femmes se joue dans le pouvoir économique »

Le Code du statut personnel à l’épreuve du futur : mobiliser 100 % du potentiel tunisien

13 Août 1956 : le droit de décoller, le devoir d’embarquer toute la société

Thameur Saad : « La Tunisie ne fera pas marche arrière »

13 Août – Khaled Dabbabi : « Le CSP a besoin d’une refonte réelle et courageuse »

MARQUÉE: bourguiba, CSP, Femme tunisienne, mariage halal
Moncef Gouja 14 août 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn
Article précédent Tunisie : le déficit énergétique s’envole à 7 milliards de dinars
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SUIVEZ-NOUS

Facebook Like
Twitter Follow
Youtube Subscribe

Adresse : 3, rue El Kewekibi 1002 Tunis – Tunisie
Tél : (+216) 71 790 773 / 71 792 499
Fax : 71 793 707 / 71 791 427
E-mail : contact@promedia.tn

SUIVEZ-NOUS

©2023 L’Économiste Maghrébin, All Rights Reserved

Removed from reading list

Undo
Content de te revoir!

Connectez-vous à votre compte

Lost your password?