La Banque mondiale (BM) a annoncé hier, lundi 29 juin, qu’elle prolongeait indéfiniment le Plan d’action pour le changement climatique (PACC) qu’elle avait élaboré, mais qu’elle abandonnait en même temps les objectifs qu’elle s’était fixés en matière de niveau de financement de son action, « pour répondre aux besoins et aux demandes de ses clients ».
Le programme PACC (Plan d’action pour le changement climatique) de l’institution de Bretton Woods a jusqu’à présent été renouvelé tous les cinq ans et vise à atteindre des objectifs précis, notamment en consacrant 35 % de son financement à des programmes ayant un « impact positif sur le climat », selon son site web.
Le nouveau plan, ratifié par le conseil d’administration de la Banque nationale, ne mentionne cependant plus d’objectif précis quant au pourcentage de financement, estimant que la dimension climatique doit être prise en compte dans toutes les subventions. « Nous continuerons à suivre et à publier nos indicateurs sur les émissions de gaz à effet de serre et sur les améliorations de la résilience des bénéficiaires » du financement, précise l’institution dans son communiqué.
Autrement dit, au lieu de se concentrer sur le financement qu’elle fournit, la Banque entend désormais mesurer l’efficacité de ses programmes sur cette question en fonction des résultats obtenus.
A rappeler que le PACC a été initié et annoncé en 2016, suite à la signature de l’Accord de Paris sur le climat en 2015, et a été renouvelé en 2021.
Au cours de l’exercice 2025, qui s’est terminé le 30 juin de l’année dernière, la Banque mondiale a fourni 50,8 milliards de dollars à des programmes de développement comportant une dimension climatique, soit près de 50 % du financement de l’institution pendant cette période.