L’inflation annuelle en Turquie a ralenti, malgré les pressions économiques causées par la guerre en Iran.
L’inflation annuelle des prix s’est établie à 30,9 %, selon les données publiées vendredi 3 avril par l’agence nationale des statistiques, TurkStat. Le rythme en février était de 31,5 %…
L’inflation mensuelle a ralenti à 1,94 %, contre 2,96 % le mois précédent, soit bien en dessous de la prévision médiane de 2,34 % établie dans une enquête distincte menée auprès de 16 analystes.
Les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, notamment la hausse des prix de l’énergie, menacent une tendance déflationniste qui avait déjà commencé à ralentir à la fin de l’année 2025. Sachant que la Turquie est particulièrement vulnérable à de tels chocs, car elle partage une longue frontière avec l’Iran et est un important importateur de pétrole et de gaz.
En réponse, la Banque centrale turque a freiné son cycle de baisses de taux d’intérêt le mois dernier, allant même jusqu’à procéder à une hausse déguisée des taux d’intérêt. Son gouverneur, Fatih Karahan, a déclaré aux médias locaux en début de semaine que l’institution maintiendrait une politique monétaire restrictive face aux tendances déflationnistes. Malgré les mesures gouvernementales visant à atténuer les effets de la guerre, la hausse des prix de l’énergie devrait avoir des conséquences inflationnistes.
Avant la publication des données, les économistes d’ING Groep NV ont déclaré que des baisses de taux d’intérêt n’étaient probablement pas à l’ordre du jour « du moins pas pour les prochains mois ».