Blue Talks : la gouvernance des océans, au profit de la protection de la biodiversité

Blue Talks du Club Bleu/ Blue Club est le premier rendez-vous autour du thème: « Quels moyens et quelles gouvernances pour une gestion durable des océans? »

Ainsi, ce rendez-vous de Blue Talks réunissait un grand nombre d’internautes des quatre coins du globe, à l’instar de notre pays. Mais aussi: la France; les Etats Unis; le Canada; les Pays-Bas; la Belgique; la Finlande; Monaco…

En tout, ce sont plus de 5000 personnes atteintes et plus de 3000 vues via les réseaux sociaux. Mais le plus important c’est que le débat a porté sur plusieurs sujets d’actualités; traitant ainsi des stratégies maritimes des océans.

D’ailleurs, l’un des invités d’honneur de ce débat était Serge Ségura. Il est ambassadeur chargé des océans, au Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a mis l’accent sur l’enjeu de la diplomatie internationale. Tout en soulignant l’enjeu économique qui consiste en l’exploitation des ressources minérales et énergétiques dans les océans, d’une manière durable.

Il a également ajouté: « Qu’on ne peut garantir une bonne gouvernance internationale des océans qu’avec une diplomatie maritime; en respectant le droit international et le multilatéralisme. »

Tout comme il a rappelé que 90% du commerce mondial se fait par voie maritime et que 70% de la pollution des océans provient de la terre. Il s’agit de déchets provenant des fleuves, de nos modes de vie donc, et non pas des navires.

Avant de poursuivre: « L’océan est un bien commun et c’est la responsabilité de tout un chacun d’en prendre soin. Etant donné que c’est aux États de décider des actions sur les océans, un nouveau mode de gouvernance a vu le jour, celui des COP (Conférences des Parties), où les États signataires peuvent entériner des accords concernant les océans. »

Cela dit, même si la mer est devenue un véritable dépotoir, cela n’empêche qu’il y a eu une prise de conscience de l’importance de protéger les océans. Or, qui dit gouverner, dit aussi avoir une bonne connaissance scientifique. Selon M. Ségura, « on commence à réfléchir aux grands thèmes de ces connaissances pour permettre une meilleure protection et une meilleure gestion durable; d’où l’importance de la coopération. Il est donc crucial de ne pas rester seul et d’unir nos efforts. Avec la volonté d’aboutir à un changement en vue de protéger l’environnement maritime. »

De ce fait, il est du rôle des Etats d’œuvrer pour la protection de la biodiversité et l’utilisation durable en haute-mer. Et ce, en respectant les quatre thèmes essentiels:

  • Les outils de protection avec la création d’Aires Marines Protégées;
  • Les évaluations d’impact environnemental pour régir les nouvelles activités économiques et les interdire si nécessaire;
  • Les ressources énergétiques maritimes qui font miroiter des Milliards à certains Etats;
  • L’aide au développement et le transfert de la technologie.

Rappelons que le débat est lancé par Rym Benzina, présidente de La Saison Bleue. La modération est assurée par Olivier Poivre d’Arvor Président du Musée National de la Marine, France; et Mehdi Ben Haj, vice-président de LSB.

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