Elyes Fakhfakh présente les indicateurs économiques et financiers

Elyes Fakhfakh Indicateurs économiques et financiers

Lors de la plénière d’hier à l’ARP, le Chef du gouvernement Elyes Fakhfakh a présenté les indicateurs clés de la situation économique et financière du pays.

En effet, Elyes Fakhfakh prévoit un taux de croissance négatif de -6,8%. Et ce, selon les estimations de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Soit un taux jamais enregistré en Tunisie même après la Révolution de 2011 qui a été de -2%.

Cette baisse estimée de la croissance pourrait engendrer, selon ses dires, une perte de 130 mille postes d’emploi supplémentaires. Ces derniers s’ajouteront aux 650 mille chômeurs actuels, dont un tiers sont des jeunes.

De même, la baisse pourrait enregistrer un manque dans les ressources publiques de l’Etat. Et ce, d’environ 5 000 millions de dinars, soit -20%. Tout en affectant les moteurs de croissance, à savoir l’investissement, la consommation et l’export.

M. Fakhfakh a affirmé que cette situation menace la durabilité de plusieurs institutions et secteurs. Tels que le tourisme, les industries aéronautiques, l’export, l’automobile, le textile-habillement, les industries traditionnelles, l’artisanat. Il s’agit des secteurs vitaux pour le pays qui connaîtront une crise qui s’étalera sur trois ans.

En ce qui concerne l’endettement, le chef du gouvernement a précisé que l’Etat devrait disposer de huit milliards de dinars. Et ce, au profit des entreprises publiques et privées, la subvention et les caisses sociales.

D’ailleurs, le taux d’endettement a atteint un niveau effrayant supérieur à 80%, soit 92 milliards de dinars. Dont 60% de dette extérieure contre 30% en 2013. Sachant que la ligne rouge de la dette extérieure des pays qui préservent leur souveraineté nationale ne doit pas dépasser 40%.

Face à cette situation, Elyes Fakhfakh a annoncé que l’Etat œuvre à ne pas dépasser ce niveau de dette extérieure.

Au final, il a précisé que la Compagnie des phosphates et le Groupe Chimique fournissaient à l’État 800 millions de dinars. Mais, ils générèrent aujourd’hui un manque à gagner de 200 millions de dinars.

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