Walid Ben Salah : « La situation va s’aggraver par manque de vision »

Walid Ben Salah Retenue à la source

Walid Ben Salah, expert-comptable, a participé jeudi 07 mai à un Webinaire sur « L’impact du Covid-19 sur l’économie et la société tunisienne », co-organisé par Konrad Adenauer Stiftung et le bureau d’études Sigma Conseil.

Lors de son intervention à ce débat, Walid Ben Salah a tenu à souligner que les entreprises s’attendent à d’autres mesures comme la subvention. Parce qu’il y a une crainte concernant la non satisfaction de leurs attentes.

Il a, en outre, rappelé la crise des dépenses publiques. « Elle date d’une dizaine d’années avec des problèmes dans la structure des budgets, le gaspillage des dépenses et la montée de l’informel. La crise des dépenses publiques est alimentée par des tensions politiques et les attentes des partenaires sociaux ».

Et d’ajouter que la situation va s’aggraver par manque de vision et d’analyses de mesures fiscales prises. Et ce, à cause de la complexité des textes non appliqués et de la lourdeur de la machine administrative…

Le budget 2021 sera un exercice difficile !

L’expert-comptable estime que l’Etat a aussi besoin d’assistance. « Pour 2020, on a besoin de financements, mais d’où peuvent-ils provenir? « , s’interroge Walid Ben Salah.

Car le budget, financé en grande partie par des ressources fiscales, évolue plus vite que la croissance. Uniquement 15% du budget est consacré au développement.

Pour Walid Ben Salah, il y a aura une baisse au niveau des recettes fiscales et non fiscales. Celles-ci proviennent essentiellement du pétrole et du gaz. Par contre, les dépenses sociales ont augmenté. Ceci met sous forte pression les finances publiques.

« Les dons et aides sont loin des besoins budgétaires. Il y a cinq milliards de plus à se procurer pour pouvoir financer le budget 2020. L’Etat n’a pas suffisamment de ressources pour financer les entreprises sinistrées ou reporter les échéances. Les mesures sont loin du compte et sont en retard », précise l’expert-comptable.

Pour conclure, il a souligné que l’impact de la crise du Covid-19 va se ressentir sur les dépenses publiques en 2021. « L’impôt sur les revenus va baisser et le budget 2021 sera un exercice difficile ».

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