Covid-19 : de 160 mille à 300 mille chômeurs supplémentaires en trois mois

taux de chômage

Lors d’un Webinaire organisé dans la soirée du 07 mai sur « l’impact du Covid-19 l’économie et la société tunisienne », co-organisée par Konrad Adenauer Stiftung et le bureau d’études Sigma Conseil, Hassen Zargouni a dévoilé les résultats d’une enquête réalisée après le confinement.

Sur le plan de l’impact économique et social de la pandémie Covid-19 sur la Tunisie, les prévisions tablent sur un nombre supplémentaire de chômeurs de 160 mille à 300 mille en trois mois avec taux de chômage de 18% à 23%. « Ceci représente un impact très grave en terme d’impact social », souligne Hassan Zargouni.

Les investissements directs étrangers (IDE) ont accusé une baisse notable. Une augmentation de 1,16 milliards de dinars de déficit énergétique a été également enregistrée. Cette aggravation du déficit est accompagnée d’une baisse des exportations de 26,1% dans le secteur de l’énergie avec des subventions inférieures qu’avant. Ce qui a permis à l’Etat de gagné 1 milliard de dinars de subvention.

Lors de cette crise, la Tunisie a pu collecter un montant d’environ 6 milliards de dinars entre dons, aides et crédits accordés par des pays amis et des bailleurs de fonds internationaux et ce pour faire face au Covid-19. Ceci va certes avoir impact certain sur les dépenses publiques.

Faiblesse de la structure financière

Selon les résultats de l’enquête de Sigma Conseil, 50% des entreprises ont été à l’arrêt total lors du confinement dont la majorité appartient au secteur commercial qui a souffert le plus. 61% des entreprises exportatrices sont en activité. Elles sont les moins impactées. Globalement, les grandes entreprises s’en sortent les mieux.

Les entreprises ont notamment souffert de la baisse des recettes, l’augmentation des impayés, d’un problème recouvrement, des réductions des effectifs, de paiement des salaires…

54,4% des entreprises sondées estiment qu’elles vont connaitre une baisse de leur activité dans les prochains mois. Elles s’attendent à des fortes tensions sur la trésorerie. Ce qui explique pourquoi les entreprises demandent encore de l’assistance de l’Etat parce que plusieurs d’entre elles n’ont pas reçu l’effet des mesures décidées.

La faiblesse de la structure financière et de la structure des RH des entreprises sont les deux grands problèmes auxquels font face les entreprises en cette période de crise.

Combien les entreprises pourraient résister face à cette crise ?

28% des entreprises sont incapables de résister même un mois de plus. 50% ne peuvent résister que moins d’un mois. 70% ne peuvent pas résister plus que deux mois. 90% ne peuvent pas résister plus que trois mois pour payer les salaires.

Interpellées sur la date de retour de l’activité à la normale, les entreprises estiment qu’il faut presque un an.

Quant à la perception des entreprises des mesures annoncées par les autorités en matière de confinement et de dé-confinement orienté, partiel et séquentiel, 40% des entreprises ne savent pas de quoi le gouvernement parle exactement ! Cela signifie en effet que l’information n’a pas bien circulé.

68% estiment que les mesures sont insuffisantes. 37,6% des entreprises interrogées sont insatisfaites par ces mesures. Certaines revendiquent des subventions de l’Etat et la réduction du taux d’intérêt des crédits…

Par contre, 50% des entreprises ont confiance au gouvernement à implanter d’autres mesures au profit des entreprises. 82% pensent que la crise créer de nouveaux besoins en terme de produits (produits de la santé, équipements de protection, service en ligne, numérisation de l’administration, services liés à santé et au commerce en ligne).

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