Kaïs Kabtani: « Le nouveau souffle de notre politique étrangère »

Kaïs Kabtani

Au programme: la politique étrangère, le dossier libyen. Autant de sujets relevés lors d’une interview de Kaïs Kabtani,  Ambassadeur Permanent Représentant la Tunisie aux Nations Unies. Il accordait cet entretien au journal arabophone Elarabi El Jadid.

Tout d’abord, dans un premier volet, Kaïs Kabtani revient sur sa position d’ambassadeur auprès du Conseil de sécurité. Il précise que tout ambassadeur au Conseil de sécurité ne serait pas dans une position confortable. Car les préoccupations et les dossiers sont nombreux et très épineux. « Mais en général je suis à l’aise et en grande harmonie avec le ministre des Affaires étrangères Noureddine Al-Ray et en communication quotidienne. Il en va de même avec le président de la République ».

Puis, il s’exprime sur la question de la politique étrangère tunisienne, au cours des derniers mois. Quand Elarabi El Jadid évoque une certaine confusion et un « champs de mines »; et ce depuis le limogeage de l’ancien ambassadeur, Moncef Baati. M. Kabtani répond: « Je ne suis pas du tout d’accord qu’il y ait une confusion dans la politique étrangère tunisienne ou la situation en Tunisie. »

Il poursuit: « Il y a un nouveau souffle dans la relation avec la politique étrangère. Chacun bénit ce que fait la Tunisie dans sa politique étrangère. Et d’ailleurs, tout le monde salue cet effort, notamment sur la question palestinienne. De ce fait, la position de la Tunisie est claire et cohérente, ainsi que sur d’autres dossiers; y compris le dossier libyen et d’autres. Concernant la question du limogeage de M. Baati, malheureusement, il a été utilisé par certains partis, peut-être des partis politiques en Tunisie, pour embarrasser le gouvernement et la présidence de la République, rien de moins. »

Crise libyenne

Ensuite, sur le dossier de la Libye, Kaïs Kabtani souligne que la situation en Libye est instable. Et que « les événements récents exigent que nous renouvelions l’appel à la nécessité de respecter la légitimité internationale et la volonté du peuple libyen », précise-t-il.

Selon lui, il est important d’invoquer les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Et ce, en se référant à la résolution 2259 relative à l’accord de Skhirat de 2015.

En outre, il ajoute: « La solution doit être une solution politique globale, toujours basée sur un dialogue libyen-libyen, sous l’égide  des Nations Unies. »

Au final, il fait savoir que la volonté du peuple est de trouver la solution en Libye. Et de conclure: « Pour nous, l’unité de ce pays est une ligne rouge et le peuple libyen est le maître de la décision. »

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