Quand échapper à la justice et gagner les élections devient un jeu

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Photo: lesmotspositifs.com

Fuyant la dictature pour aller chercher pain, pancake et gîte auprès des sujets de Sa Gracieuse Majesté la Reine, Rached Ghannouchi et ses comparses auront au moins appris quelque chose de la perfide Albion : la perfidie…

Alors, l’indépendance de la justice, une affaire de conscience ? La question ne se pose même pas, tellement la réponse semble évidente. Reste à voir si les Tunisiens sont rassurés, quand ils voient comment elle fonctionne chez eux.

Mais que peut-on y faire, quand la perfidie chez les tenants du pouvoir devient un jeu, une arme de diversion massive pour empêcher certaines vérités d’éclater au grand jour?

Mieux vaut une conscience tranquille qu’une destinée prospère disait Hugo, ajoutant : « J’aime mieux avoir un bon sommeil qu’un bon lit ». Très belle formule de l’auteur des Misérables.

Au fait, combien sont-ils tous ces miséreux qui peuplent ce pays et qui sont victimes de gens sans foi ni loi, et dont on sait qu’ils n’ont aucun scrupule, aucune conscience ?

La conscience, cette chose tellement rare, n’a pas attendu le 14 janvier 2011 pour prendre congé…

Ce que la justice ne doit pas faire…

Le bras-de-fer qui vient d’opposer magistrats et avocats à propos des affaires liées aux assassinats politiques, en particulier, et au terrorisme, d’une manière générale, est un exemple parfait de ce que la justice ne doit pas faire.

Comme on est loin de ce principe de séparation des pouvoirs si cher à Locke et à Montesquieu. Il est vrai qu’un certain Noureddine Bhiri, qui n’a toujours pas levé le pied, est passé par là. Justice sous influence… Quand on sait que tout dans le fonctionnement de la justice est entre les mains de l’exécutif. Comprenez, recrutement, formation, statut des magistrats, nominations, plan de carrière…

Comment dans ces conditions, la justice peut-elle être indépendante? Et puis, n’attendons-nous pas de ceux qui rendent la justice au quotidien qu’ils soient eux-aussi indépendants?

C’est une expérience éternelle que tout homme qui dispose du pouvoir est porté à en abuser. Il va jusqu’à ce qu’il trouve des limites…

En transposant cette théorie de Montesquieu à nos propres islamistes, on se doit de poser une question suivante. Quelles limites avons-nous fixé à l’ogre nahdhaoui et à ses affidés plus radicaux les uns que les autres?

Les Tunisiens doivent sans doute remercier les Egyptiens et les Syriens de leur avoir épargné le pire des scénarios. En effet, si jamais Daech s’était emparé de Damas et si jamais Jamaat Al Ikhwans s’était solidement et durablement installée au pouvoir au Caire… Je vous laisse deviner la suite… Et si l’indigence était devenue dans ce pays, un fait accompli?

Incroyable tout de même, tous ces mauvais records battus! Incroyable que les gens puissent continuer à consommer goulûment, et en même temps, ne rien produire! Il était une fois l’explication commode: « Ce n’est pas nous, c’est eux » !

Oeil pour oeil, dent pour dent

L’affaire Thomas Cook du nom du plus grand voyagiste de la planète- attention à ne pas confondre avec l’affaire Thomas Crown du cinéma-, personne ne l’a vue venir. Et pourtant… Les hôteliers tunisiens lésés pourront toujours attendre que leur gouvernement rembourse les familles des victimes anglaises du carnage de l’Impérial Palace de Sousse.

Oeil pour oeil, dent pour dent. Entre débourser 170 millions de dollars pour sauver le fleuron ou le laisser couler, le gouvernement du Premier ministre conservateur Boris Johnson, a fait son choix…

Au même moment, à Tunis, on continue de croire aux vertus insoupçonnables et insoupçonnées de l’Etat providence, et en cet argent du contribuable qu’on laisse partir en fumée!

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