La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a confirmé, hier, la condamnation de l’ancien député et avocat Seifeddine Makhlouf à quatre ans de prison dans une affaire liée à une atteinte à la sûreté de l’État.
L’ancien élu du Parlement dissous a comparu en personne devant la justice après avoir formé opposition à une première condamnation rendue par contumace.
Une peine initiale revue puis confirmée en appel
Seifeddine Makhlouf avait d’abord été condamné par contumace à cinq ans de prison. Après son opposition et sa comparution, la peine avait été réduite à quatre ans en première instance. Il avait ensuite fait appel de ce jugement, mais la Cour d’appel de Tunis a finalement rejeté son recours et confirmé la peine prononcée.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un syndicaliste des forces de sécurité, accusant Seifeddine Makhlouf d’entretenir des liens avec des parties étrangères. Les chefs d’accusation retenus portent sur des faits qualifiés d’atteinte à la sûreté de l’État, sur la base des investigations menées et des éléments recueillis au cours de l’enquête.
Une nouvelle procédure dans un contexte judiciaire chargé
Ancien député du Parlement dissous et ex-dirigeant de la coalition Al Karama, Seifeddine Makhlouf fait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires. Cette nouvelle décision de justice s’ajoute à une série d’affaires impliquant d’anciens responsables politiques et députés poursuivis devant les juridictions tunisiennes.