L’ITCEQ pointe du doigt les inégalités de développement régional

ITCEQ - l'économiste maghrébin

Le fossé se creuse davantage entre les régions côtières et celles de l’intérieur. Il concerne tous les secteurs, notamment les infrastructures, les services sanitaires et culturels. C’est ce que montre l’indice de développement régional. Une piste pour l’élaboration d’une nouvelle cartographie pour le développement.

Publiée sur le site officiel de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ), cette étude prouve que 90% des PME se sont installées dans les régions côtières. A titre d’exemple, la majorité des unités touristiques et des unités industrielles s’est installée dans ces régions.

Par ailleurs, les régions du centre-ouest sont en tête de liste de la migration intérieure. La situation n’est pas moins enchanteresse pour le nord-ouest. Il se retrouve en tête de liste en matière d’abandon scolaire et d’analphabétisme.

Ainsi, « cet indice reflète une situation normale des anciens choix de développement. Ces choix ne se sont pas penchés sur la réduction des inégalités entre les régions touristiques et les régions de l’intérieur. Celles qui souffrent du chômage et de la baisse du taux de l’investissement  » poursuit l’étude de l’ITCEQ.

Jendouba, Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid : ces gouvernorats qui souffrent

En outre, toujours selon l’indice utilisé, les gouvernorats de Jendouba, Kairouan, Kasserine et Sidi Bouzid se positionnent en bas du classement du développement régional. Alors que Tunis est le gouvernorat le plus favorisé en matière de développement.

Cependant au niveau national, l’indice enregistre une baisse entre 2015 et 2018, sur quatre des sept indicateurs. Ce constat, d’après l’étude, traduit les difficultés de la dernière période. En effet, l’indicateur du nombre des médecins par mille habitants a baissé. De même que l’indice du capital humain, à cause de la hausse remarquable du nombre des élèves en classe dans quelques régions. Et la situation économique, ainsi que le marché d’emploi se détérioraient, à cause de la faible activités économiques dans quelques régions.

Classification des délégations selon l’ITCEQ

L’indice a classé les délégations de la République en quatre groupes. Le premier groupe est constitué des délégations les plus développées (95%). La majorité de ces délégations dont partie des régions côtières (52%).

Dans le deuxième groupe, on retrouve les délégations dont le niveau de développement est acceptable. Soit 66% de délégations côtières et 34% de délégations faisant partie des gouvernorats du développement régional.

Quant au troisième groupe, il comprend des délégations dont l’indice de développement régional est moyen. De ce fait, ces délégations ont besoin de plus d’attention de la part de l’autorité de tutelle (28% dans les régions côtières et 72% faisant partie des gouvernorats du développement régional).

Enfin, le quatrième groupe contient pas moins de 68 délégations les plus démunies en matière de développement régional. 5,5% de ces délégations font partie des régions côtières.

 

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