La Turquie ne souhaite pas prolonger l’accord actuel sur l’oléoduc Kirkouk-Ceyhan dans les conditions actuelles. C’est ce qu’a déclaré un haut responsable turc à Reuters, après que Bagdad a demandé à Ankara de prolonger l’accord d’au moins un an afin de laisser le temps à de nouvelles négociations.
L’accord décennal relatif à l’oléoduc Turquie-Irak, qui réglemente les exportations via cet oléoduc, expire le 27 juillet. Bagdad et Ankara sont toujours en discussion sur un nouveau projet d’accord. « Il est inutile de prolonger un accord qui a été soumis à l’arbitrage », selon le responsable turc, interrogé sur la demande de prolongation de l’Irak. Ceyhan est un point d’exportation crucial pour le pétrole irakien, car le principal terminal d’exportation du pays, situé à Bassora, est affecté par la fermeture du détroit d’Ormuz en raison du conflit au Moyen-Orient…
L’oléoduc est resté hors service pendant deux ans de demi après que le tribunal arbitral a statué qu’Ankara devait verser 1,5 milliard de dollars d’indemnités pour les exportations irakiennes non autorisées que la Turquie a reçues entre 2014 et 2018. Le flux a commencé à la fin de l’année dernière. Il existe également une deuxième procédure d’arbitrage couvrant la période à partir de 2018, ainsi qu’une affaire en cours devant un tribunal américain.
L’oléoduc a une capacité de près de 1,5 million de barils par jour, mais fonctionne actuellement à un niveau nettement inférieur en raison de problèmes de sécurité et autres. Les exportations de pétrole brut de Kirkouk vers la Turquie se sont élevées à 177 000 barils par jour en avril, selon des données consultées par Reuters.