L’Égypte a décidé de supprimer les droits d’exportation appliqués aux engrais azotés, après la forte baisse des cours mondiaux de cette matière première. Cette mesure vise à soutenir les exportations et à renforcer la compétitivité des producteurs sur les marchés internationaux.
Dans un communiqué des autorités douanières publié le 31 juillet, le ministère de l’Investissement et du Commerce extérieur a annulé la taxe de 10 % qui frappait les exportations d’engrais azotés. Cette taxe avait été instaurée au début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran afin de limiter les exportations, alors que les prix mondiaux des engrais avaient atteint des niveaux historiques, dépassant 900 dollars la tonne. Depuis, le marché s’est nettement détendu, les prix retombant autour de 400 dollars la tonne FOB.
Khaled Abou El-Makarem, président du Conseil d’exportation des industries chimiques et des engrais, a estimé que la suppression de cette taxe permettra de réduire les coûts d’exportation, d’améliorer la compétitivité des producteurs égyptiens et de stimuler la demande mondiale.
Aucun risque sur l’approvisionnement en gaz
Le responsable a également assuré que les récentes tensions affectant le navire de regazéification Energius Winter ne devraient pas perturber l’approvisionnement en gaz des usines. Selon lui, l’Égypte dispose de réserves stratégiques suffisantes ainsi que de sources d’approvisionnement diversifiées pour garantir les besoins du secteur industriel.
A noter qu’en mai dernier, les autorités égyptiennes avaient instauré, pour une durée de trois mois, une taxe de 90 dollars par tonne — ou son équivalent en livres égyptiennes — sur les exportations de tous les types d’engrais azotés, afin de limiter les sorties de produits dans un contexte de flambée des prix internationaux…