Enseignement privé menacé dans sa survie

ministère de l'Education

La Chambre nationale de l’ enseignement privé relevant de l’UTICA demande un délai « raisonnable ». Et ce, avant la mise en application de l’interdiction faite aux enseignants du public de donner des cours privés.

En effet, le ministère de l’Education tient ferme dans sa décision  d’interdire l’enseignement privé aux enseignants du public. Et ce, à partir de l’année scolaire 2021/2022. Ceci en vertu du projet d’un accord-cadre proposé, depuis une semaine par le ministère de l’Education.

Ainsi, la présidente de la Chambre de l’enseignement privé, Latifa Farhat Boughattas, a réclamé, lors d’une conférence de presse tenue lundi à Tunis, l’application progressive de cet accord-cadre afin d’évaluer ses résultats et ses effets sur la qualité de son enseignement et sa pérennité. Elle insiste sur l’octroi de délais supplémentaires afin de leur permettre de former des enseignants de qualité.

Par ailleurs, Boughattas soulignait l’engagement des établissements scolaires privés à recruter les jeunes diplômés. « Cette décision a porté préjudice aux établissements privés. Pour certains la fermeture est aux aguets. Un grand nombre de leurs élèves ont rejoint les établissements scolaires publics« , souligne-t-elle.

Car la décision d’annuler les 25% de la moyenne qui étaient comptabilisés au baccalauréat a engendré une baisse dans leurs effectifs.

Enfin, Mme Boughattas rappelle que la Tunisie compte 800 écoles, collèges et lycées privés. Ces établissements éducatifs emploient au moins 20 mille enseignants diplômés du supérieur. Ils emploient aussi 10 mille surveillants. Et ils contribuent chaque année à hauteur de 80 millions de dinars au budget de l’Etat.

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