Justice rendue, l’Espérance récupère enfin sa couronne africaine

L'Espérance de Tunis
Hamdi Meddeb, président de l'Espérance sportive de Tunis

Le verdict de la CAF est tombé hier mercredi : le Wydad Casablanca a perdu par forfait. Par conséquent, les Sang et Or sont sacrés champions d’Afrique pour la deuxième fois consécutive.

Fin du feuilleton du match tumultueux aux multiples rebondissements judiciaires entre l’Espérance Sportive de Tunis et le Wydad de Casablanca. La CAF déclarait hier, mercredi 7 août, « perdant de la finale retour par forfait » le club marocain. Et donnant donc implicitement le titre de la Ligue des champions d’Afrique au club de l’Espérance sportive de Tunis.

Ainsi, contrairement à ce qu’avait initialement décidé la plus haute instance du football africain, le club marocain du Wydad perd le match de la finale retour par forfait. Et la finale interrompue à la 60e minute de jeu ne sera donc pas rejouée.

Des sanctions lourdes à l’encontre de l’Espérance

Mais le jury disciplinaire de la CAF annonçait également plusieurs décisions à l’encontre des deux finalistes. Ainsi, le WAC écope d’une amende de 20.000 dollars pour avoir abandonné le match. En plus d’une amende de 15.000 dollars pour l’utilisation de fumigènes par les supporteurs.

Pour sa part, le président de l’Espérance Sportive de Tunis, Hamdi Meddeb, se voit infliger une amende de 20.000 dollars pour son « comportement antisportif à l’encontre du président de la CAF ».

En plus, les Sang et Or joueront leurs deux prochains matchs interclubs à domicile à huis clos, et ce « pour usage excessif des fumigènes et pétards ».

Un camouflet pour Ahmad Ahmad

Rappelons que le 31 mai, lors du match retour de la finale, les joueurs du Wydad Casablanca refusaient à la 60e minute de poursuivre le rencontre suite à un but non validé par l’arbitre. Les dirigeants du club et l’entraîneur Faouzi Benzarti ont réclamé la VAR, qui était en panne. Ils étaient persuadés que cette technologie aurait pu valider ce but très litigieux, il faut le reconnaître.

Après presque une heure et demie d’une interminable attente, le président de la CAF avait remis de ses propres mains le trophée et les médailles aux joueurs espérantistes, déclarés officiellement champions d’Afrique.

Revirement spectaculaire cinq jours plus tard : la CAF décide de faire rejouer le match, sur terrain neutre ! Une décision contestée par les deux clubs qui saisissent le Tribunal arbitral du sport (TAS) afin de faire annuler la décision et être déclaré vainqueur.

Une gifle pour Double Ahmad : le TAS casse la décision erronée de la CAF arguant que le comité exécutif de la CAF  n’est pas « compétent pour décider de faire rejouer la finale ». Les Sages de Lausanne leur laissent le choix de décider d’un perdant sur tapis vert ou saisir son Comité de discipline à rejouer le match. Devant le refus des deux équipes de rejouer le match, le président de la CAF, forcé et contrarié, a opté pour le premier choix.

L’art du non-dit

A noter également l’art du non-dit et de l’équivoque dont le président de la CAF excelle. Dans le communiqué officiel rendu public hier, il  était indiqué que le Wydad de Casablanca a perdu « par forfait », sans pour autant nommer expressément le vainqueur de la finale et détenteur de la Ligue africaine des champions.

Un oubli délibéré et qui veut tout dire sur la sournoiserie d’un homme qui est assis sur un siège éjectable depuis sa mise sous tutelle par la FIFA. Un affront de trop !

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