“Dix heures qui ont secoué la Tunisie…”

dix heures - l'économiste maghrébin
couverture du livre

Après son premier livre “Tunisiens dans les réseaux du Djihad international” et son deuxième livre « L’unité spéciale armée du mouvement islamiste en Tunisie et le putsch de 1987 », l’écrivain et journaliste Ahmed Nadhif édite son troisième livre intitulé «  Dix heures qui ont secoué la Tunisie : l’incendie de l’ambassade américaine et ses répercussions”, actuellement dans les libraires. 

Dans ce livre, de langue arabe,  l’écrivain spécialiste des mouvements islamistes dans le monde arabe,  soutient que l’incendie de l’ambassade américaine au mois de septembre 2012 avait plusieurs répercussions. Pour lui,  à partir de ce moment la position américaine par rapport au  mouvement islamiste a commencé à changer. Moment où le mouvement Ennahdha a pu accéder au pouvoir.  Cet événement a permis, entre autres, de montrer qu’il n’est pas possible d’apprivoiser «  le monstre salafiste », estime-t-il.

Ahmed Nadhif estime que l’incendie n’est que le résultat d’un long processus  et un ensemble de relations compliquées au sein du mouvement islamiste. Il y présente son aile extrémiste ainsi que celle dite pacifique en passant par les islamistes qui ont fait le choix de porter les armes.

Analyse de dix heures sur quatre chapitres

Dans le premier chapitre du livre, l’écrivain a pris soin d’analyser le rapport entre le mouvement Ennahdha avec le courant salafiste. Ahmed Nadhif analyse ce rapport entre les deux mouvements au cours de 40 ans avant d’arriver à la journée du 12 septembre 2012.

Dans le deuxième chapitre, le jeune écrivain analyse les rapports entre le mouvement Ennahdha et le ministère de l’Intérieur. Il affirme qu’avec l’avènement du mouvement islamiste, le ministère de l’Intérieur a connu des conflits internes entre ses partisans et autres opposants. L’enjeu était la mainmise sur l’appareil sécuritaire.

Enfin au cours du troisième  chapitre,  l’écrivain entre dans le vif du sujet en revenant sur le jour de l’incendie du siège de l’ambassade américaine et de l’école américaine à Tunis. Il y expose aussi toutes les versions paradoxales publiées sur ce qui s’est passé ce jour-là.

Quant au quatrième chapitre, il traite du procès qui en a découlé, notamment les sanctions imposées à la Tunisie.  Après ces quatre chapitres, l’auteur a consacré un autre chapitre intitulé «  le transfert des djihadistes »  où il explique «  comment le mouvement Ennahdha a ouvert la voie aux  salafistes pour partir dans les zones de conflits”. Cet acte a permis de remplir deux objectifs selon l’auteur : les éloigner du pays et apaiser la colère des Américains ».

Ainsi “Dix heures qui ont secoué la Tunisie” déterre un événement dont le mouvement Ennahdha tente d’enterrer à jamais.

Article précédentLe Rwanda en passe de devenir le premier fabricant de smartphones en Afrique
Article suivantLancement de la DJ Academy for girls
Avatar photo
De formation littéraire, Hamza Marzouk travaille à l’Économiste Maghrébin depuis 2011. Il suit de près les mouvements sociaux, sous toutes leurs formes depuis 2011.Les droits socioéconomiques sont son domaine de prédilection. De même, il s'intéresse au monde de la culture et de l'art plus particulièrement : entrepreneuriat culturel et le cinéma tunisien.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here