FITA 2019 : les trois défis économiques de l’Afrique

Zied Laâdhari L'Economiste Maghrébin

Pour que le continent africain se relève, les pays africains doivent relever plusieurs défis. Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laâdhari est revenu sur sa vision sur l’Afrique, lors de l’ouverture du FITA 2019, qui se tient les 5 et 6 février à Tunis.

Le ministre a indiqué que le continent africain se trouve face à la nécessité d’une pérennisation continentale. Pour espérer des jours meilleurs, les dirigeants des pays africains sont appelés à relever plusieurs défis. Cela va permettre à la jeunesse et femmes africaines d’innover et se retrouver sur la scène mondiale d’après le ministre.

Le premier défi à relever porte sur un déficit d’image, soutient le ministre. Zied Laâdhari  affirme que l’Afrique a toujours été associée à des crises politiques qui provoquent à leur tour des crises humanitaires. Bien que le continent regorge de ressources naturelles, déplore-t-il.

C’est un pays qui comptera prochainement 2,5 milliards d’habitants. Ainsi, une prise de conscience collective de l’importance de ce déficit s’impose. Pour le ministre, il faut améliorer la perception de l’Afrique pour le monde surtout que 1 sur 3 citoyens dans le monde est Africain.

Le deuxième défi est celui de l’intégration régionale, soutient le ministre. Dans ce contexte, le ministre a affirmé que les échanges inter-africaines ne dépassent guère les 13 %. Alors que les la majorité des  échanges sont entre l’Afrique et l’Asie et l’Afrique et l’Europe. Le ministre a indiqué que ce chiffre devrait interpeller les pays africains afin d’inverser la courbe.

Le troisième défi à relever est le faible taux d’investissement en Afrique. Le ministre a fait remarquer qu’il n’existe pas d’emploi sans investissement.

Le quatrième défi porte sur l’amélioration du climat des affaires et l’avancement des réformes politiques. À cet égard, le ministre a rappelé que le monde regarde de près les pays qui avancent au niveau politique. Imposer un État de droit peut aussi attirer les investisseurs d’après le ministre.

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