Walid Sfar : “Nous sommes encore loin de la maturité politique”

Walid Sfar L'Economiste Maghrébin

Quelle analyse peut-on faire de la crise politique actuelle? Invité sur les ondes radiophoniques, Walid Sfar, vice-président du parti Afek Tounes, a dressé un état des lieux, insistant sur le  problème de mise en place du processus démocratique.

Il déclare: “Ce que nous vivons aujourd’hui est une crise au sein des partis politiques, associée aux conflits d’intérêts entre membres d’un parti, institutions et députés de l’ARP.”

Walid Sfar : “Ce que nous vivons aujourd’hui est une crise au sein des partis politiques

Il précise à cet effet: “Nous sommes encore loin de la maturité politique”. Évoquant l’exemple du chef du gouvernement Youssef Chahed lorsqu’il a usé de tout son poids pour avoir le vote de confiance du ministre de l’Intérieur Hichem Fourati, il a déclaré dans ce sens: “Le chef du gouvernement n’a pas compris qu’il faut traiter avec des institutions et non avec des personnes. D’ailleurs, il n’a pas communiqué avec les institutions des partis politiques.”

Revenant sur la nomination de Hichem Fourati, Afek Tounes a considéré que cela déstabilisera le travail de l’institution sécuritaire et ne fera qu’aggraver la situation. Walid Sfar estime que le gouvernement actuel n’est plus un gouvernement d’union nationale, étant donné qu’il a perdu la majorité de ses partisans.

Sur le volet de l’initiative législative du président de la République présentée le 13 août, Walid Sfar a souligné la nécessité de revenir sur les fondamentaux de la Constitution précisés dans l’article 1 : “La Tunisie est un État libre, indépendant et souverain, l’Islam est sa religion, l’arabe sa langue et la République son régime”.

Rappelons que depuis quelques semaines, Afek Tounes revendique le départ de Youssef Chahed. De ce fait, le bureau politique d’Afek Tounes a appelé le Chef du gouvernement Youssef Chahed à se rendre à l’Assemblée des représentants du peuple pour demander le renouvellement de la confiance.

Selon Walid Sfar, l’existence d’une crise politique dans la gouvernance du pays est liée aux intérêts personnels de certaines personnes, en vue d’atteindre les élections de 2019.

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Publié le 15/08/2018 à 15:42

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