Tunisie : les politiques économiques et la contrainte des ressources rares

Ressources rares L'Economiste Maghrébin

Il est aujourd’hui important d’ouvrir le débat en vue d’esquisser les grandes lignes d’une vision nationale stratégique de gestion des ressources rares qui devrait être centrée sur l’optimisation des décisions, en rapport avec leur mobilisation et leur usage, sur la définition et la priorisation des choix de politiques à entreprendre pour contribuer à leur durabilité et aussi sur la promotion d’une nouvelle gouvernance institutionnelle de ces ressources.

C’est pourquoi l’IACE a décidé d’engager le débat sur la gestion des ressources rares, lors de la quatrième édition du Tunisia Economic Forum qui se tiendra le 27 juin à la Maison de l’Entreprise à Tunis.

Une meilleure maîtrise de l’usage d’une ressource telle que l’eau rendrait d’abord moins contraignante la gestion du gap entre son offre et sa demande, outre le fait qu’elle permet de préserver un facteur tout aussi rare comme la terre par évitement de l’irrigation à outrance.

Elle conduirait aussi à inscrire la gestion de l’eau rare dans le cadre d’un arbitrage plus favorable aux intérêts des générations futures. Quant à la gestion de la rareté des qualifications, facteur de moins en moins reproductible et de plus en plus mobile, elle renvoie plus largement à l’impératif de mener des réflexions profondes sur les politiques éducatives et sur les modalités pratiques de conserver le stock rare de talents, ainsi que sur les moyens d’attirer les talents existants sur un marché international de plus en plus ouvert.

L’eau : une ressource rare dans les années à venir

Il convient de souligner que la Tunisie a été retenue comme pays pour la réalisation du projet « L’Eau dans le monde que nous voulons : Cadre des Objectifs du Développement Durable (ODD/SDG), liés à l’Eau pour l’Action Nationale ». Ce projet aidera la Tunisie à atteindre l’ODD6, sur le plan national moyennant l’exploitation du Système d’Aide à la Politique (SAP) pour le suivi des ODD(s) et ce avec l’appui du Bureau des Nations Unies pour le Développement Durable (UNOSD), la Compagnie Coréenne de l’Environnement (KECO) et l’Université des Nations Unies – Institut pour l’Eau, l’Environnement et la Santé (UNU-INWEH).

En Tunisie, le droit à l’eau a été hissé depuis la promulgation de la nouvelle Constitution au niveau d’un droit constitutionnel des citoyens. La Tunisie s’est engagée dans une politique ambitieuse et réussie de mobilisation des ressources en eau, moyennant des investissements très importants, ce qui a permis de satisfaire la demande en eau potable.

Le taux de desserte urbaine est de 100% et de 93% en milieu rural, sans faire de rationnement, même en période de sécheresse.

La politique tunisienne a permis aussi de développer une agriculture irriguée sur une surface de 425 000 ha et qui produit en moyenne 37% de la valeur de la production agricole totale.

Dans le cadre d’un atelier sur la contextualisation du Système de Soutien des Politiques pour la Tunisie dans le cadre du Projet « L’Eau dans le Monde que Nous Voulons »,  Mr Michael Hage, Coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et Représentant de la FAO en Tunisie a rappelé que la Tunisie est l’un des pays focus pour une importante Initiative régionale sur la pénurie de l’eau dans la région Proche-Orient et Afrique du Nord, lancée par la FAO depuis 2013.

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