Malika Mazzari élue présidente permanente du Conseil de l’ordre judiciaire

Malika Mazzari élue présidente du Conseil de l’ordre judiciaire

La magistrate Malika Mazzari vient d’être élue présidente permanente du Conseil de l’ordre judiciaire, ainsi que Saïda Chebbi vice-présidente et Imed Khaskhoussi, membre et porte-parole du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM).

Il est à noter que depuis mai 2017, Malika Mazzari avait occupé le poste de présidente provisoire du Conseil de l’ordre judiciaire, après la démission de Khaled Abbès. 

A cet effet, le conseil sera composé de 30 magistrats et de 15 personnalités indépendantes parmi lesquelles huit avocats, quatre professeurs chercheurs, deux experts comptables et un huissier de justice.

Par ailleurs, le CSM sera composé du Conseil de l’ordre administratif, du Conseil de l’ordre financier, du Conseil de l’ordre judiciaire et de l’Assemblée qui regroupe les trois conseils.

Malika Mazzari passe de présidente provisoire à présidente permanente

Rappelons que la Tunisie a connu le 23 octobre 2016 les premières élections du Conseil supérieur de la magistrature. En totalité, 13376 électeurs se sont présentés dans la journée du dimanche 23 octobre pour élire les membres du premier CSM. En tout, ils étaient 179 candidats en lice dont il n’est resté que 45 au final.

Durant des mois les tractations, les discussions, débats et grèves des magistrats ont battu leur plein, pour qu’au final le projet de loi relatif à la création du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) soit voté dans sa version amendée, à l’ARP, par 120 voix pour, 2 voix contre et 12 abstentions, en date du 29 mars 2017.

Toujours est-il qu’à présent il reste à mettre en place la Cour Constitutionnelle. Il est certain d’ores et déjà que de nouvelles polémiques en perspective naitront entre les députés et les spécialistes; et une nouvelle bataille pour atteindre le consensus requis s’annonce. Voilà un nouveau sujet qui n’en finira pas de faire des vagues. Et comme le disait Montesquieu, dans l’Esprit des Lois: « Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. »

 

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