Mehdi Jomâa : « Il y a deux Tunisie qui coexistent »

Mehdi Jomaa,
Mehdi Jomaa, président de Al Badil Ettounsi @Fb Mehdi Jomaa

Quelle serait la vision du parti Al Badil Ettounsi pour la Tunisie de demain? Une sortie de crise serait-elle possible? Mehdi Jomâa, président du parti Al Badil Ettounsi a dressé un état des lieux sur les ondes radiophoniques.

Il déclare à cet effet: « Notre objectif c’est bien plus qu’une vision, mais un programme. Il y a neuf mois de cela, j’avais annoncé que je voulais faire de la politique autrement. D’ailleurs, notre mission est d’apporter des solutions aux problèmes. Un parti sans programme ne peut en aucun cas réussir. Il est important de nos jours de bâtir ensemble la Tunisie de demain et non de faire du bricolage, car le problème est beaucoup plus profond qu’il n’en a l’air. »

Selon lui, le constat est clair: aujourd’hui, il est malheureux de dire que nous avons avons deux Tunisie qui coexistent: une Tunisie qui espère et une autre qui désespère. Il a également ajouté: « Nous ne pouvons pas construire une Tunisie sans une administration performante et moderne. En somme, un dispositif exécutif efficace, où on peut retrouver une bonne gouvernance et de la connectivité. Nous voulons que notre pays soit le plus connecté du continent africain. C’est à nous de saisir les opportunités. Nous devons créer cette dynamique d’agir et non de se contenter de prononcer des discours. » Interrogé sur ses réalisations, en tant qu’ancien chef du  gouvernement, et son parcours de technocrate, il a répondu:  » Je n’ai jamais été un politicien, mais un homme d’Etat qui a pris ses responsabilités en main. D’ailleurs, à ce niveau, nous avons proposé pour réduire la lourdeur de l’administration, d’opter pour l’identifiant unique, qui permettrait de ne pas passer par plusieurs ministères pour avoir une seule autorisation, et bien d’autres procédures. » 

Le volet économique a été au cœur même des débats. M. Jomâa a mis l’accent sur l’émergence  d’idées nouvelles. Il souligne: « Aujourd’hui, le monde change à grande vitesse. Prenons le cas de la Chine qui s’est lancée dans la course à l’intelligence artificielle car les besoins du marché ont évolué. Quant à nous, nous sommes déjà en retard, il serait grand temps de travailler secteur par secteur et développer l’initiative de l’entrepreneuriat, avec moins de paperasse administrative et encourager les jeunes à se diriger dans cette voie, et surtout être en phase avec ce millénaire. »

Et de conclure: « Réduire les impôts pour que le secteur informel  intègre le secteur formel. Or avec une telle loi de finances 2018, c’est l’effet contraire qu’il y a eu; surtout, nous devons avant tout être solidaires et patriotes. »

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