BIAT: quels déterminants pour le décollage économique de la Tunisie?

La Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT) a organisé, hier, une conférence économique sur le thème: «Quels déterminants pour le décollage économique de la Tunisie dans le monde d’aujourd’hui?», et ce, avec la participation de Lionel Zinsou, économiste franco-béninois et président du premier fonds français de capital investissement, PAI Partners.

Y ont pris part le vice-président du Conseil d’administration de l’Université Paris-Dauphine Elyès Jouini, le DG d’EY Tunisie Noureddine Hajji, le président du Conseil d’administration de la BIAT Ismaïl Mabrouk, le DG de la BIAT Mohamed Agrebi et le responsable de la Banque de Financement et d’Investissement de la BIAT Elyès Ben Rayana, ainsi que des députés, des responsables du secteur public et privé, des décideurs financiers et des hommes d’affaires.

A cette occasion, Lionel Zinsou s’est voulu optimiste en indiquant que malgré les problèmes que connait la Tunisie, notamment les déficits budgétaire et commercial, le pays demeure parmi les plus productifs du continent africain, estimant que le déficit de 6,5% reste raisonnable et que la moyenne du déficit dans la région MENA est trois fois le niveau du déficit tunisien.

Pour le déficit de la balance commerciale, l’économiste a affirmé que la Tunisie est le seul pays africain à avoir un excédent commercial avec l’Union Européenne, représentant un indice de compétence et de compétitivité. Concernant le déficit avec la Chine, il a précisé qu’il s’agissait d’un phénomène mondial. «Plus on est industrialisé, plus on a un déficit avec la Chine», précise-t-il.

Face à cette situation, interdire l’importation de certains produits jugés de luxe n’encourage, selon M. Zinsou, que la contrebande et le marché parallèle. De ce fait, «il faudrait rétablir l’équilibre épargne-investissement pour réduire le déficit budgétaire. Il faudrait, ainsi, baisser les impôts et les cotisations sociales pour augmenter la marge des entreprises et l’épargne, ce qui aura un effet boule de neige sur l’économie», conclut-il.

 

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