Tunisie – OCDE : gouvernance, mode d’emploi

Il était principalement question de gouvernance de la gestion publique, mardi dernier, lors d’un atelier organisé par le Haut comité de contrôle administratif et financier (HCCAF ) en collaboration avec l’organisation de la coopération et du développement économique (OCDE) et financé par la Grande- Bretagne.

Entrant dans le cadre d’un programme de coopération ayant pour objectif de consolider les capacités du HCCAF dans sa mission par le biais du renforcement des aptitudes de ses contrôleurs et inspecteurs dans les missions qui sont les leurs. Et c’est dans cette perspective que Kamel Ayadi en tant que président du comité a signé depuis quelques semaines avec le ministre britannique, chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, un accord dans ce sens.

OCDEEtalée sur deux jours, le conclave organisé à Tunis en début de semaine et auquel de nombreux spécialistes ont été conviés, a permis, surtout durant sa première journée, de faire un large tour d’horizon sur la question, d’explorer ses différentes manifestations concrètes ainsi que les horizons qui s’offrent à elle. La seconde journée a été, quant à elle, consacrée à une séance de travail entre les représentants du HCCAF et la Cour des comptes.

En ouverture, un focus spécial a été fait concernant la détermination des modalités appropriées pour faire en sorte qu’il y ait une meilleure gouvernance en matière de gestion publique.  L’objectif étant de veiller au renforcement du système de contrôle, d’audit et d’inspection en la matière.

Dans son allocution d’ouverture, Kamel Ayadi a fait un large tour d’horizon sur l’action menée par le HCCAF, le potentiel qui lui importe de découvrir, les obstacles à franchir ainsi que les objectifs à atteindre.

Le protocole, signé à cet effet avec le gouvernement britannique, a fixé d’une manière conséquente, a-t-il dit, le cadre général d’un système de contrôle pertinent et porteur de par ses composantes un programme à plusieurs axes. Il a été déterminé à cet effet touchant , entre autres, les aspects les plus saillants afin, devait-il ajouter, « de pérenniser le contrôle et les procédures d’inspection ».

Pour cela trois principes majeurs ont été mis en exergue et qui conditionnent la réussite du système de contrôle mis en place. Il s’agit tout d’abord du principe de l’exhaustivité et de l’inclusivité et qui impose de ratisser large en n’omettant aucun détail et en ne négligeant aucun aspect entrant dans le cadre du contrôle.

Le second principe, appelé principe de suivi, implique l’ouverture de l’opération de contrôle à toutes les possibilités et hypothèses, ce qui implique l’impératif de sortir des sentiers battus en engageant des actions novatrices en la matière.

Le troisième principe impose de faire en sorte que les moteurs du contrôle et de l’inspection doivent se rapprocher des standards internationaux et, donc, de satisfaire aux normes en vigueur à ce propos.

Pour sa part, Andrew Holt, premier secrétaire de l’Ambassade de Grande-Bretagne à Tunis, a mis l’accent sur l’intérêt de l’approche participative engagée dans le cadre de ce projet ainsi que l’apport bénéfique de l’OCDE en la matière. Myriam Allam, en tant que chef du Programme Mena-OCDE pour la gouvernance,  a souligné, dans son intervention, la particularité et l’importance du travail engagé dans le sens d’une gouvernance porteuse et efficace.

Trois ateliers ont été prévus pour la première journée de cette rencontre. Il s’agit de l’atelier visant l’amélioration de la qualité du contrôle, de l’inspection et de l’audit. Le deuxième consacré à la consolidation de l’efficacité du suivi pour une meilleure gouvernance de la gestion publique. Le dernier est destiné à la mise en place d’une stratégie de communication et de relation avec les différentes parties concernées

Rappelons à cet effet que la mission de l’OCDE vise à cet effet de renforcer les politiques ayant pour objectif institutionnel l’amélioration du niveau d’épanouissement économique et social dans le monde. Elle collabore avec les gouvernements par le biais des échanges d’experts et la recherche de solutions appropriées aux problèmes détectés.

Le programme OCDE-MENA qui encadre la récente activité du HCCAF à Tunis, est présenté comme étant “un partenariat stratégique entre les pays du Moyen-Orient, du Nord de l’Afrique et l’organisation de la coopération et du  développement économique pour une meilleure gouvernance.”.

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