Lilia Rebaï : la liberté de conscience est un droit fondamental

Quand ne pas jeûner durant le mois de ramadan fait polémique. L’histoire a commencé avec Adel Almi, ancien marchand de légumes auto-proclamé prédicateur religieux, en mal de protagonisme, qui proclame à cor et à cri sur les réseaux sociaux : « Chassez les fattaras«. 

Cela dit, si de nombreux Tunisiens mangeaient et buvaient au grand jour, pourquoi cela dérangerait-il ? En fait que dit la Constitution? « Il faut tout simplement l’appliquer”, a répondu Lilia Rebaï, directrice du programme Tunisie Euromed Droits.  Elle précise: « La Constitution est claire: elle stipule la liberté de conscience et donc accorde aux gens le droit de jeûner ou de ne pas jeûner. L’article 6 de la Constitution doit être appliqué. Ainsi  la liberté de conscience est un droit fondamental ».

Pour Mme Rebaï les vrais problèmes de la Tunisie ce sont les tabous et ce qui dérange le plus c’est qu’on se base sur  la morale et non  sur la loi, et de poursuivre :  » La morale est  toujours subjective. Ce qui peut paraître moral pour une personne ne l’est pas forcément pas pour une autre. C’est pour cela que les lois existent  afin d’éviter des interprétations abusives ainsi que des interventions au nom d’une morale et non à travers une loi », tout en soulignant que  la Tunisie est un Etat de droit, ce n’est pas la morale qui doit primer mais  le droit, en l’occurrence l’article 6 de la Constitution.

Elle conclut : »Fermer les cafés n’a aucun sens. Tout Tunisien et Tunisienne a le droit de ne pas jeûner, de boire et de manger ».

Rappelons également qu’à l’issue de cette polémique,  le ministère de l’Intérieur a fait paraître un communiqué dans lequel il nie avoir ordonné la fermeture des cafés.

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