Quelle solution pour l’encombrement dans les prisons tunisiennes ?

La Commission spéciale de la sécurité et de la défense relevant de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a auditionné aujourd’hui  Ghazi Jribi, ministre de la Justice, et ce, à propos de la situation des prisons tunisiennes et les chiffres relatifs aux personnes arrêtées.

En  Tunisie, les prisons sont encombrées et dépassent largement leur capacité d’accueil. Selon le ministre de la Justice, l’encombrement de certaines prisons tunisiennes  va crescendo (Kairouan : +118%, Monastir : +92%, Sousse : + 65%, Mornag : +63%, Béjà : +50%). Cet encombrement  s’explique, selon le ministre, par les dégâts causés aux prisons tunisiennes durant la révolution de 2011. « Il faut limiter la période d’arrestation et ne plus s’en tenir aux peines privatives de liberté », recommande Ghazi Jribi.

Le nombre des personnes arrêtées en 2016 a atteint 11868 personnes dont 358 femmes.

Selon les chiffres présentés par le ministre, le nombre des personnes arrêtées liées à la consommation de drogues et autres stupéfiants a atteint 6662 personnes dont 3982 condamnées et 2680 en attente de jugement.

Le nombre de personnes impliquées dans des crimes de terrorisme et de blanchiment d’argent a atteint 1647 dont 1464 arrêtées.

Le ministre de la Justice a tenu à préciser que la révision du Code pénal va se pencher sur les alternatives aux peines privatives de liberté.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here