Le débat sur le droit de vote des corps armés et des sécuritaires refait surface

Participer à la vie démocratique, cela permet au citoyen de s’impliquer dans sa commune.  Face à une situation d’incertitude, de crise économique ainsi que politique, la question du droit de vote aux municipales  pour les militaires fait l’objet de débats et de discussions qui n’en finissent pas.

Or dans une Tunisie qui passe  par une  transition démocratique,  l’appareil de sécurité provoque une fois de plus des avis divergents à l’ARP. Certains députés  sont des inconditionnels de la neutralité, d’autres estiment que cela permet de renforcer le lien envers l’Etat, mais aussi consolider l’engagement. Cependant une bonne partie de la  sphère politique n’est pas de cet avis. Dans ce contexte, dans quelques jours, à  l’ARP on décortiquera la loi organique relative aux élections et aux référendums  avec pour thématique: “  Le droit de vote aux corps armés »

 » C’est leur plein droit de participer au processus électoral, affirme Basel Torjman, expert dans les affaires des groupes terroristes dans le Grand Maghreb. Les en priver est un acte de défiance inadmissible car les corps armés sont avant tout des citoyens à part entière portant la nationalité du pays qu’ils servent et protègent loyalement ».

Il précise: « Personnellement, je trouve qu’accorder le droit au vote aux corps armés, cela ne fera que renforcer la transition démocratique et consolider la démocratie en Tunisie. Il faut bien le dire que ce ne  sont pas des élections présidentielles dont on parle mais des municipales. Autrement dit, des élections apolitiques.  Or l’intérêt est de faire reconnaître les militaires ainsi que les sécuritaires comme des citoyens à part entière. »

Qu’ils soient militaires ou sécuritaires, doivent-ils  jouer un rôle dans la vie de la cité ou sont-ils tenus  à la neutralité totale? Ce sont autant de pistes de réflexion qui  méritent que l’on en débatte sérieusement.

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