« Sauver la démocratie en Tunisie, c’est investir »

Démocratie investissement L'Economiste Maghrébin

« Un appel pour un soutien international à la Tunisie », tel est le message lancé par un grand nombre d’experts de think-tanks comme le Cercle Kheireddine, le Cercle des économistes, la Fondation prospective et innovation, au cours d’un débat organisé hier 15 septembre à Paris.

Plus de 150 personnalités tunisiennes et françaises, réunies pour l’occasion, ont signé cette pétition dans le but de soutenir économiquement la Tunisie, en présence de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.   Il s’agit d’une rencontre axée autour de trois mots d’ordre : urgence, gravité et engagement, compte tenu de la gravité de la situation.

Présente lors de ce colloque, Wided Bouchamaoui, présidente de l’UTICA, lance un cri d’alarme, en déclarant que la sécurité économique ne peut être garantie que par une paix sociale et politique. Elle a ajouté : « Cet appel vise à éviter le désespoir économique des plus vulnérables, terreau des forces obscures ». De son côté, l’économiste français Jean Hervé Lorenzo a souligné que la priorité est d’abord économique sur des enjeux à court terme comme le paiement des fonctionnaires ; et de poursuivre : « L’investissement de quatre milliards à trouver à très court-terme pourrait être porté par la France. »

Mais lutter contre la corruption, c’est aussi l’enjeu premier pour relancer l’économie du pays, témoigne Elyes Jouini, tout en ayant un système fiscal juste. « Le plan quinquennal de développement prévoit 60 milliards d’euros d’investissements entre 2016 et 2020, dont 20 milliards d’investissements internationaux », ajoute-t-il.

Comme beaucoup d’autres, Afif Chelbi, ancien ministre de l’Industrie, a souligné l’importance d’investir en Tunisie. « La Tunisie a un potentiel énorme et permet de bons retours sur investissements, alors venez investir en Tunisie ».

Ils sont nombreux à penser que cet appel a pour objectif de sauver la démocratie, à aspirer à une Tunisie forte. Dans ce contexte, les défis sociaux et économiques sont de taille, parce que toute transition démocratique a besoin d’un plan de développement et de réformes.

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