«Pas d’économie forte sans une devise compétitive et forte»

IACE crise

Depuis l’annonce de la composition ministérielle du nouveau gouvernement d’union nationale, l’indice phare de la Bourse de Tunis, Tunindex, a repris des couleurs. A ce sujet, leconomistemaghrebin.com a donné la parole à Riadh Abid, analyste financier auprès de la Compagnie Gestion et Finance (CGF) pour plus de détails.

Riadh Abid L'Economiste MaghrébinDans ce sens, notre interlocuteur a affirmé que les variations que connait le marché financier ne sont pas vraiment significatives, mais que l’annonce d’un nouveau gouvernement a suscité de l’espoir.

Néanmoins, un gouvernement composé de 26 ministres et 12 secrétaires d’Etat ne donne pas, selon ses dires, beaucoup d’optimisme. Mais cela reflète l’incapacité politique du Chef du gouvernement qui a essayé de faire plaisir à tout le monde. « Cela explique que rien n’est changé par rapport au gouvernement Essid ».

Aujourd’hui, mis à part cette composition, la Tunisie a besoin d’une visibilité claire à l’adresse notamment des investisseurs. Pour ce faire, il est temps de mettre fin à l’état de transition dans lequel on vit depuis cinq ans, donner de bons signes, opter pour des mesures fermes et par conséquent instaurer un climat de confiance favorable aux investisseurs nationaux et étrangers.

Et d’ajouter à cet égard, que le pays a besoin entre autres de la revue du cadre réglementaire et fiscal, d’une capacité de maîtriser les équilibres macroéconomiques et d’une stabilisation du glissement du dinar pour revenir au trend historique. Sachant qu’une économie forte est une devise compétitive et forte.

En outre, il  importe de tracer un programme pour fixer les objectifs prioritaires et donner un calendrier pour les exécuter, ainsi que de débuter les réformes urgentes notamment celle de l’administration.

Il faut également assurer l’égalité via une autorité garantissant le droit de tout le monde, tout en luttant contre les monopoles et le marché parallèle. D’où l’Etat doit jouer son rôle du régulateur.

En conclusion, M. Abid a estimé que le chef du gouvernement Youssef Chahed doit oser changer ce sui existe et donner, dès le départ, l’exemple concret aux investisseurs.

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