Au premier semestre 2026, les sociétés cotées à la Bourse de Tunis ont affiché un revenu global de 12,686 milliards de dinars, en hausse de 4,2% par rapport à la même période de 2025. Cette amélioration reste toutefois contrastée selon les secteurs, avec des performances solides dans la finance et les télécommunications, tandis que la chimie et les matières premières ont accusé un net repli.
Une hausse portée par la finance
Le secteur financier demeure le principal contributeur à l’activité du marché, avec un revenu global de 5,203 milliards de dinars, en progression de 6%. Les banques cotées ont vu leur Produit Net Bancaire atteindre 3,786 milliards de dinars, soit une hausse de 4,9%, tandis que les assurances ont enregistré une progression de 9,8% des primes émises.
Dans le même temps, le compartiment du leasing a gagné 5,8%, et les services financiers ont progressé de 6,3%. À lui seul, le Tunindex20 a généré 8,452 milliards de dinars, représentant 67% du revenu global du marché, avec une hausse de 4,43%.
Des écarts marqués selon les secteurs
Les biens de consommation ont également soutenu la tendance générale, avec une progression de 5% à 4,016 milliards de dinars. L’agroalimentaire et les boissons ont crû de 6,3%, porté par Poulina Group Holding, Délice Holding et SFBT, tandis que les concessionnaires automobiles ont reculé de 5,2%.
À l’inverse, les matériaux de base ont reculé de 21,4%, la chimie de 33,6% et les matières premières de 13,2%. À l’opposé, les télécommunications ont signé la meilleure progression sectorielle, avec une hausse de 23,3%, devant les assurances et les biens et services industriels.
Un marché boursier bien orienté
Sur le plan boursier, le TUNINDEX a progressé de 47,69% au 30 juin 2026, tandis que le TUNINDEX20 a gagné 47,51%. Tous les indices sectoriels publiés par la Bourse de Tunis ont terminé le semestre dans le vert, avec des performances particulièrement fortes pour les banques, à +55,35%, et les sociétés financières, à +54,12%.
Cette dynamique boursière ne masque pas certaines fragilités. Au 20 juillet 2026, seules 20 sociétés cotées, soit 27% de la cote, avaient communiqué leurs indicateurs du deuxième trimestre, ce qui limite encore la visibilité sur une partie du marché.[
En somme, le premier semestre 2026 confirme une reprise réelle de l’activité des sociétés cotées, mais à plusieurs vitesses. La finance, l’agroalimentaire et les télécoms tirent la cote, alors que l’industrie de base et la chimie restent sous pression, dessinant un paysage boursier plus sélectif que jamais.