L’heure de vérité a sonné

Qalb Tounes - l'économiste maghrebin
L'opposition s'oppose à la nouvelle loi électorale qui vient d'être amendée

Pour Youssef Chahed, le grand jour est arrivé. Aujourd’hui, 26 août, une séance plénière au sein de l’Assemblée des Représentants du peuple est en train de se dérouler pour le vote de confiance au gouvernement.

Dévoilée lors d’une conférence de presse tenue à Dar Dhiafa, en date du 20 juillet, l’équipe de Youssef Chahed, en cas d’obtention de la confiance de l’ARP, succédera à celle d’Habib Essid. Rappelons à cet égard que le gouvernement Habib Essid n’avait pas obtenu le renouvellement de la confiance lors de son passage devant le parlement et qu’il était démissionnaire suite à cela.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les prises de position des blocs parlementaires sont bel et bien claires, sauf surprise de dernière minute.

Le Mouvement Ennahdha a décidé de soutenir le gouvernement Youssef Chahed « malgré quelques réserves ».

L’Union patriotique libre (UPL) a décidé également de voter favorablement,  selon une déclaration donnée par son président Slim Riahi aux médias. Notons que la décision a été prise tardivement, hier dans la soirée.

Pour le cas d’Afek Tounes, il a fini par décider de voter la confiance au gouvernement Youssef Chahed.  Bien avant d’opter pour ce choix, le parti a émis quelques réserves concernant certaines  nominations.

Pour le bloc parlementaire Al-Horra qui représente le parti politique Machrou3 Tounes (Mouvement Le projet de la Tunisie), Souhail Alouini, député, nous a affirmé que le vote pour le gouvernement Youssef Chahed sera favorable.

Quant à la centrale ouvrière (UGTT), elle ne s’est pas prononcée pour le moment sur la composition du gouvernement, tout en rappelant qu’elle est concernée par le programme du gouvernement et non par les noms.

L’Union tunisienne de l’agriculture et  de la pêche (UTAP), quant à elle,  a affirmé sa déception quant aux personnes sélectionnées pour le poste de ministre de l’Agriculture et de ministre du Commerce et de l’Industrie.

Dans le cas où le gouvernement n’obtiendrait pas la confiance à la majorité requise de 109 voix, le président de la République a un délai de 10 jours pour mener des consultations avec les partis et autres coalitions siégeant à l’Assemblée des représentants du peuple pour nommer « la personnalité la plus habilitée pour former le gouvernement ».

Notons que le président de l’Assemblée est seul habilité à fixer la date de la séance plénière de vote de confiance au gouvernement, à la demande du chef du gouvernement désigné.

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