« La composition du gouvernement se baserait sur un système de quotas »

En attendant l’annonce de la nouvelle composition du gouvernement d’union nationale, qui continue d’alimenter la polémique, le débat se déplace entre partisans et opposants du système des quotas. Tel est le souhait du parti vainqueur des élections de 2014, c’est du moins ce qu’affirme une bonne partie de ses membres, alors que d’autres souhaitent pour un gouvernement basé sur la compétence et sur la conformité à l’Accord de Carthage.

Aux dernières nouvelles, le nouveau chef du gouvernement devrait annoncer son équipe dans les prochains jours de la semaine prochaine. Et ce qui permettra de planifier une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple, avant la fin du mois, en vue du vote de confiance au prochain gouvernement d’union nationale.

Cela dit, les dés ne sont pas encore jetés. Entre les incertitudes et les pronostics des ministrables qui vont bon train, toutes les hypothèses semblent encore ouvertes.

Mustapha Ben Ahmed, membre du parti Machrou3 Tounes, a déclaré : « Je pense que les consultations continuent et cela est loin d’être terminé. Mais on sait d’avance que les consultations et les rencontres ne vont pas changer grand chose. A mon avis, le prochain gouvernement sera composé d’un système de quotas avec une forte représentation des deux partis majoritaires, Nidaa Tounes et Ennahdha, alors que les deux autres partis comme Afek Tounes et l’UPL seront affaiblis en termes de représentativité. Il y aura certes de nouvelles nominations de personnalités indépendantes. Cela dit, l’appellation de gouvernement d’union nationale n’aura plus lieu d’exister puisque une bonne partie des partis se sont retirés. »

Il ajoute : « En tout cas, en ce qui nous concerne, notre position est claire. Soit nous agirons positivement si le prochain gouvernement accepte d’être en partie composé de personnalités indépendantes et compétentes. Soit nous serons dans l’opposition, dans la mesure où ce gouvernement sera basé sur le système de quotas, et n’offrira aucune visibilité pour une sortie de crise. A ce moment là, nous serons dans l’opposition. »

Les priorités, selon Machrou3 Tounes

Il conclut : « Tout le monde est d’accord à l’unanimité sur la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la corruption, un fléau qui menace l’économie du pays, mais aussi la morale de la société. Cependant, il faut prendre des mesures fiscales et financières qui seront impopulaires, mais qui sont nécessaires si nous voulons sortir de cette crise. »

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