Transition digitale : Promouvoir la croissance inclusive et l’innovation

Croissance numérique L'Economiste Maghrébin

L’internet, les téléphones mobiles et d’autres technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde en développement.

Mais les dividendes escomptés du numérique, à savoir une croissance inclusive, la création de plus d’emplois ainsi que de meilleurs services publics, ne sont pas à la hauteur des attentes, selon le rapport de la Banque mondiale ( BM ) portant sur le développement dans le monde 2016 et intitulé « Les dividendes du numérique ».

Alors que les technologies numériques se diffusent rapidement à travers le monde, 60 % de la population restent exclus d’une économie numérique en constante expansion.

Ainsi, les bénéfices attendus de cette diffusion rapide, notamment une plus grande productivité, davantage d’opportunités pour les pauvres et la classe moyenne, des pouvoirs publics et des entreprises plus responsables, ne se sont pas répandus aussi largement qu’escompté.

Face à ce constat, il demeure nécessaire de développer une nouvelle ère numérique, dans le but de générer en priorité de la croissance, créer des emplois et améliorer les services.

Pour ce faire, la BM a mis l’accent sur des compléments analogiques aux investissements numériques, à savoir la réduction de la fracture numérique en rendant l’internet universel, abordable, ouvert et sûr, et le renforcement des réglementations.

Pour bénéficier au maximum du numérique, le rapport a fait savoir que les pays doivent créer un environnement propice aux technologies, caractérisé par des règlementations qui facilitent la concurrence et l’entrée sur les marchés des compétences qui permettent aux travailleurs de tirer parti de l’économie numérique et des institutions qui rendent des compte aux citoyens. Les technologies numériques peuvent, quant à elles, accélérer le développement.

Dans ce sens, la BM a préconisé d’investir dans les infrastructures de base, réduire le coût de la conduite des affaires, abaisser les barrières commerciales, faciliter l’entrée de start-up, renforcer les autorités de la concurrence, faciliter la concurrence entre les plateformes numériques et faire en sorte que l’internet contribue à élargir l’accès à l’information et à réduire le coût de l’information, ainsi qu’à promouvoir une société plus inclusive, productive et innovante.

En outre, il faut inculquer des aptitudes cognitives d’ordre supérieur,  développer les capacités d’analyse critique et dispenser une formation fondamentale sur les systèmes avancés de TIC.

En conclusion, la BM a constaté que les technologies numériques peuvent transformer les économies, les sociétés et les institutions publiques, mais ces changements ne sont ni acquis ni automatiques. Les pays qui investissent à la fois dans les technologies numériques et dans leurs compléments analogiques engrangeront des dividendes importants. Tandis que pour les autres, s’ils n’adoptent pas de réformes et ne reposent pas sur un socle solide, les technologies risquent de créer des disparités sur le plan économique, d’accroître les inégalités et d’ouvrir la voie à l’ingérence des pouvoirs publics.

Vu l’importance des technologies numériques et ses dividendes, la «Transition digitale» sera au cœur de débat du 18ème forum de L’Economiste Maghrébin qui se tiendra le 29 avril 2016 à Tunis.

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