Ahmed El Karm : «Nous vivons une destruction constructive»

Ahmed El Karm - l'économistemaghrebin
Crédit photo : IACE

Intervenant samedi 5 décembre à Sousse dans le cadre des Journées de l’entreprise, et ce, lors d’un panel sur « La représentation de l’entreprise 2.0 », Ahmed El Karm, président du directoire de l’Amen Bank a déclaré que l’entreprise doit impérativement s’inscrire dans une vision. Pour renforcer sa crédibilité, l’entreprise a besoin, selon M. El Karm de plusieurs gages.

Pour Ahmed El Karm, il est nécessaire d’intégrer la technologie et l’innovation et de tracer une orientation technologique. « Il faut préparer l’avenir pour les futures générations. Nous vivons une destruction créatrice », a-t-il précisé.

Pour lui, la crédibilité du représentant s’acquiert via son aptitude à comprendre les besoins de l’entreprise qui est entrain de s’adapter de manière dynamique aux changements actuels et futurs de l’environnement économique.

Et de continuer qu’il faut mettre en place un environnement qui favorise les attributs de la liberté. Evoquant l’importance de la technologie dans le développement des entreprises, M. Al Karm a affirmé que sans innovation, l’entreprise n’a pas d’avenir; c’est pourquoi elle doit intégrer la technologie dans tout le processus de production. « L’innovation doit être une orientation nationale. Le rôle des banques dans le financement de l’innovation est essentiel », a-t-il affirmé.

Interrogé sur les associations de représentation des entreprises telles que l’UTICA, l’UGTT, la CONECT et autres, M. El Karm a déclaré qu’elles n’arrivent pas à couvrir plusieurs opérateurs dans l’informel qui représente environ la moitié de l’économie nationale. « Mais cela dit, il ne faut pas renforcer l’informel, mais il faut penser à l’intégrer dans l’économie formelle », a-t-il conclu.

bouzguindaIntervenant lors du même panel, Ahmed Bouzguenda, président de l’Institut arabe des chefs d’entreprises ( IACE ) a affirmé que le secteur privé ne peut pas être représenté par une seule association. « La problématique des chefs d’entreprises dépend de plusieurs facteurs et paramètres tels que la représentativité des entreprises, le secteur d’activité. La capacité de mobiliser est aussi déterminante. Il faut un grand effort de communication entre l’association de représentation et la base », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que « La question de la représentativité importe plus en terme de la manière avec laquelle le représentant du secteur privé arrive à porter la voix de ses adhérents plus que la multiplicité des représentants ».

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