Rabat bloque le projet IKEA : représailles politiques ou «procédure juridique»?

Réaction ferme et vigoureuse des autorités marocaines et en représailles contre la position du gouvernement social-démocrate suédois de reconnaître le Polisario,  il a été décidé de reconsidérer les intérêts de ce pays au Maroc. Ainsi, l’ouverture du centre commercial Ikea qui était prévue ce 29 septembre a été annulée, suite à une réunion d’urgence qui s’est tenue lundi 28 septembre à la primature, sous la présidence du chef de gouvernement Abdelilah Benkirane.

Les leaders de huit partis nationaux, majorité et opposition comprises, ont assisté à cette réunion consacrée à la question nationale.

« Le géant suédois ne dispose pas du certificat de conformité selon la Wilaya de Casablanca », a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

« Si les responsables de ce groupe annoncent une nouvelle date d’ouverture, cela ne concerne en rien l’administration marocaine », précise la même source, affirmant que l’ouverture du centre commercial Ikea à Zenata ne peut se faire qu’après l’obtention par la société suédoise du certificat de conformité délivré par les autorités marocaines compétentes, précise le communiqué ministériel parvenu à notre confrère le site Bladi.net.

Mais d’après le quotidien Akhbar Al Yaoum, ce serait plutôt la décision du gouvernement suédois de reconnaître le Front Polisario et l’éventuelle ouverture d’une ambassade des séparatistes à Stockholm, qui seraient à l’origine de la décision de Rabat de bloquer le projet Ikea au royaume.

La position de la Suède, ajoute le quotidien, et la proposition de l’émissaire onusien Christopher Ross pour le Sahara de créer une « confédération à la Suisse », comme solution au conflit autour du Sahara occidental ont fait réagir le souverain marocain qui a ordonné à son chef du gouvernement Abdelilah Benkirane de réunir les dirigeants des principaux partis politiques marocains de la majorité comme de l’opposition au siège de la primature pour discuter des derniers développements de la question du Sahara occidental.

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