Tunis- Salon de l’Entrepreneuriat 2015 : place à la créativité des jeunes

120 exposants et partenaires,  72 conférences plénières et thématiques, workshops techniques et tables rondes, 5000 visiteurs porteurs de projets et quatre villages d’animation au sein de l’espace Startup Tunisia. Ces chiffres illustrent le bien-fondé du Salon de l’ entrepreneuriat 2015 qui se déroule les 11 et 12 mars au siège de l’UTICA.  En effet, plusieurs jeunes ont choisi de visiter le salon pour la première fois pour découvrir le monde de l’ entrepreneuriat et afin de voir les occasions et les idées qu’ils pourraient concrétiser. D’autres ont déjà foncé et ont créé leurs propres startups.

Ainsi, ce salon n’est plus uniquement un espace de découverte pour les jeunes mais bien un espace d’exposition et de promotion de startups. leconomistemaghrebin.com a rencontré trois jeunes entrepreneurs porteurs de projets à forte valeur ajoutée.

ESM ( Electronic Service Maintenance) : quand le jeune vole de ses propres ailes

Hichem-HorchaniHorchani Hichem âgé de 31 ans, originaire de Sidi Bouzid, a voulu faire bénéficier son gouvernorat de son savoir-faire, et ce, par le biais de son projet. Sa startup consiste en une entreprise spécialisée dans la réparation des cartes électroniques, notamment celles des appareils médicaux et industriels. Comment lui est venue cette idée? En évoquant ses souvenirs, il a parlé de son travail pendant quatre ans dans une entreprise spécialisée dans le même domaine à Tunis. « L’idée m’est venue quand je me suis rendu compte que plusieurs entreprises, cliniques, usines, dans les régions de l’intérieur sont obligées de faire le déplacement  à Tunis pour réparer leurs cartes, ce qui constitue pour eux un problème de temps et d’argent. C’est ce qui m’a incité à m’installer dans ma propre ville », explique-t-il. C’est à partir de ce moment que notre interlocuteur a cru à son projet et à son potentiel et s’est installé dans sa ville natale.

Aujourd’hui, son entreprise répond aux besoins de réparation des gouvernorats de Gafsa, Sfax, Kasserine et des régions du sud tunisien. D’ailleurs l’idée du projet est née suite à l’identification du potentiel de clientèle dans les régions précitées. Après une année passée dans la préparation des papiers administratifs et la recherche du financement, le projet a pu enfin voir le jour grâce à l’aide de la BTS et du réseau Entreprendre qui ont financé le projet à hauteur de 10 mille dinars. Le projet est opérationnel depuis deux mois.  Hichem affirme qu’il commence à gagner une certaine notoriété auprès des cliniques et des usines et pense à renforcer son équipe.  Notons que d’après notre interlocuteur, son entreprise est la deuxième du genre en Tunisie, la première étant celle où il a travaillé à Tunis.

Vous ne verrez plus le taxi comme avant !  

Le besoin dicte l’invention, le projet E-taxi vient répondre aux attentes des utilisateurs des taxis, tout en assurant trois côtés essentiels et principaux : coût réduit, sécurité et rapidité. Tarak Hentati, responsable de communication du projet,  nous explique l’identité et la nature du projet. D’après notre interlocuteur ce concept existe en Europe et en Amérique.

« Sachant que plusieurs personnes utilisent les taxis en Tunisie, nous nous sommes dit que ce serait une bonne idée de transposer le concept en Tunisie », nous dit-t-il. Le projet s’appelle E-Taxi et l’objectif est de créer un réseau social  entre le client et les chauffeurs  via un site web et une application Androïd  pour que le client puisse, en 60 secondes, contacter un taxi, avoir la réponse et prendre son taxi.

e-taxiComment ce projet fonctionne-t-il ? Dans une première étape, le client passe la demande via le web ou via l’application Androïd et les cinq taxis les plus proches vont être contactés : « Donc le tri commence par l’envoi de message à des taxis libres et proches et non pas à tous les taxis comme c’est le cas pour d’autres entreprises. De même, l’utilisateur est informé de la confirmation de sa commande par SMS à chaque fois que le taxi s’approche du lieu du RDV ».

Sur le plan coût, il n’y aura pas de frais supplémentaires à débourser, le compteur se mettant en marche à partir du moment où le client prend son taxi (à moins que le client ne soit en retard, auquel cas le prix de l’attente ne dépasse pas les deux dinars). En ce qui concerne l’aspect sécurité, Tarak affirme que bien avant que le client ne prenne le taxi, il a toutes les informations relatives au chauffeur de taxi, nom, prénom, photo, note et commentaires des utilisateurs. Prenons un autre exemple : une femme qui envoie son enfant à l’école dans un taxi, elle a la possibilité de voir l’itinéraire du taxi sur l’application instantanément.

Quant au chauffeur de taxi lui-même, il disposera d’ une option « Urgence » : en cas de souci, il n’aura qu’à appuyer sur le bouton dans la tablette pour être mis en contact direct avec ses collègues les plus proches de son itinéraire ou la direction et bien sûr ses clients. Pour la période de test, le projet commencera avec 25 taxis et dans deux mois le nombre atteindra 250 taxis. « Nous avons pris soin de nous entretenir avec tous les chauffeurs de taxi, afin de sonder leur profil et savoir s’ils correspondent à l’esprit du projet », affirme-t-il.

La technologie au secours des apiculteurs

Khaled-BouchouchaVoilà que la technologie arrive au secours des apiculteurs. C’est l’objectif du fondateur d’IRIS Technologies, Khaled Bouchoucha. En quoi consiste le projet ? Il s’agit de l’intégration d’un système préventif,  grâce à la technologie, dans le secteur de l’apiculture : au moyen de capteurs, l’apiculteur peut en permanence faire le suivi, prendre la mesure du contenu de la ruche et intervenir intempestivement le cas échéant.  Ce qui non seulement permettra de limiter le nombre de ruches perdues mais également et surtout d’augmenter leur productivité. En effet, nous informe Khaled, l’apiculteur tunisien produit huit kilogrammes de miel par an et par ruche  alors qu’en France, la production est  aux alentours de 35 kg et de 50 kg en Espagne.

A cette étape, Khaled affirme qu’il a plusieurs investisseurs avec lui (Intilak, Kapitalis, Ooreedoo ) et qu’il travaille dans le cadre du programme Impact. Actuellement le projet est en phase de test : «  Je dois prouver que le concept fonctionne comme il se doit ». Et de poursuivre : « Généralement pendant l’hiver, l’apiculteur perd 22% de ruches, mais pour le moment, et grâce à l’intégration de la technologie, aucune perte n’a été enregistrée », conclut-il fièrement.

1 COMMENTAIRE

  1. بربي يزوا من الكذب فددتونا راكم اما صالون تحكوا عليه في كل مرة نمشي و نحضر في الاول تفتحولنا في الجنة ذراع و بعد حل الصرة تلقى خيط .. انا باعثة مشروع و نلوج على تمويل قداش ليا و في كل مرة نحضر و ما فما شيي من الكلام لتعملوا فيه في marketing

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