Contre vents et marées, l’Algérie mise sur l’exploitation du gaz de schiste

En dépit de la contestation qui tourne autour de la question de l’exploitation du gaz de schiste qui a pris de l’ampleur en Algérie, à travers des manifestations organisées sur l’ensemble des villes du Sahara algérien, le  PDG de la Sonatrach a annoncé, hier dimanche, que pas moins de 200 puits seront forés chaque année pour produire 20 milliards de m³ de gaz par an. Ce programme qui s’étale sur 20 ans, a-t-il ajouté,  nécessite des investissements allant de 60 à 70 milliards de dollars et devrait générer 50 000 emplois directs et indirects.

Selon notre confrère algérien Al Watan, le PDG de la plus grande  compagnie en Afrique a confirmé les avis des experts, selon lesquels, sur six dollars investis dans l’exploitation du gaz de schiste on arrive à dégager un bénéfice de un dollar, cette marge est « suffisamment attractive ». Avec un coût de 18 millions de dollars par puits produisant 250 millions de m³ par jour, l’entreprise est « rentable », d’après les évaluations faites par la Sonatrach.

Le patron de la Sonatrach a justifié la décision des autorités algériennes de développer les ressources schisteuses par « le besoin d’accroître et de diversifier la base de réserves, de sorte que nous puissions disposer d’une offre en ressources qui soit suffisamment flexible et qui nous permette de nous adapter à un environnement en constante évolution. La consommation interne de l’Algérie en gaz naturel devrait atteindre les 35 milliards de m³ en 2015 », a-t-il pronostiqué.

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