Banque mondiale : le chômage des jeunes reste très élevé en Afrique du Nord

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Dans une récente interview accordée au site du ministère français de l’Agriculture et de l’Alimentation, Hafez Ghanem, vice-président de la Banque Mondiale,  a livré son analyse de la situation dans les pays de l’Afrique du Nord à la suite du Printemps arabe, du point de vue politique et économique. 

Hafez Ghanem a souligné que la stratégie et l’objectif de la Banque mondiale concernant la région de l’Afrique du Nord consistent à contribuer à la paix et à la stabilité politique et sécuritaire qui ont un impact direct sur le développement économique dans les pays du Printemps arabe.

« Depuis le déclenchement du Printemps arabe, avec notamment les problèmes sécuritaires, les  flux touristiques, les investissements étrangers sont en baisse. Le taux de chômage des jeunes diplômés reste très élevé. En Tunisie, par exemple, il dépasse les 40% », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que l’instabilité qui caractérise la région de l’Afrique du Nord a des causes politiques, religieuses, culturelles, mais surtout des causes économiques et sociales.

D’après les analyses de la Banque mondiale, l’exclusion en est la cause principale car les gens qui se sentent économiquement et socialement exclus sont plus aptes à intégrer des groupes extrémistes.

Qui sont les groupes exclus et comment peut-on les aider à contribuer à une croissance plus inclusive ?  Selon Hafez Ghanem, le premier groupe est composé essentiellement de jeunes forcés à travailler dans le secteur informel. Les gens issus de régions moins développées et les femmes sont aussi exclus.

Interpellé sur les solutions à ces problèmes, Hafez Ghanem a précisé que dans cette région du monde, il y a une véritable rupture dans le contrat social :  » Aujourd’hui, les Etats ne sont pas en capacité de continuer à subventionner et créer des emplois pour tous les jeunes », affirme le vice-président de la Banque mondiale qui prône la création de projets agricoles intégrés qui visent directement les jeunes, notamment dans les zones les moins développées.

Pour conclure, Hafez Ghanem estime que la coopération régionale,  la stabilisation et la reconstruction de la Libye sont déterminantes pour la stabilité de toute la région.

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Publié le 17/07/2017 à 14:18

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