Ce Maroc qui gagne

PSA Maroc Tunisie L'Economiste Maghrébin

Le Royaume  chérifien va avoir son TGV. Premier du genre en Afrique, il entrera en fonction en 2017 et per­mettra de relier Tanger et Casablanca, deux villes côtières distantes de 350 km, en 2h 30 mn. Une première rendue possible grâce à l’expertise française, et qui devrait nous faire pâlir de honte, au moment où le rail chez nous est dans tous ses états.

Etonnant ce pays de Sa Majesté le Roi Mohamed VI qui n’arrête pas de nous épater par sa vivacité et son intelligence. Il collectionne les succès comme la Tunisie collectionne les revers. Tant mieux pour nos amis marocains qui le valent bien. Ils roulent à grande vitesse, un peu à l’image de leur nouveau bijou, et déroulent comme pour mieux nous rappeler que seul le travail paie. Un Maroc de tous les superlatifs, qui n’arrête pas de nous donner des leçons de pragmatisme et de savoir-faire. Toujours en avance d’une idée, d’une innovation.

Formidables, nos amis marocains qui ont décidé de bannir de leur vocabulaire le mot laxisme et de faire du travail leur principal credo, même si au passage, il leur arrive de descendre dans la rue pour défendre des droits qu’ils jugent menacés.

Autre illustration de la confiance dont jouit ce pays auprès des investisseurs étrangers, la décision du constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën d’implanter à Kenitra (nord de Rabat), une usine qui produira 90.000 véhicules en 2019 et qui va générer 4500 emplois directs et 20.000 emplois indirects. Une aubaine, d’autant que l’usine servira de plateforme qui permettra au constructeur français de commercialiser un million de véhicules sur la région Afrique-Moyen-Orient d’ici 2025.

Un joli coup qui vient s’ajouter à celui réalisé avec l’autre constructeur automobile hexagonal Renault-Nissan, implanté près de Tanger depuis 2012. Chapeau bas. En Tunisie, où tout est confusion, terrorisme aidant, c’est une autre affaire, et je ne sais pas quand ceux qui gou­vernent ce pays vont s’arrêter de s’emmêler les pinceaux à la moindre difficulté, parfois pour des peccadilles. Quand vont-ils enfin prendre les bonnes décisions et regarder ce qui se fait de mieux ailleurs ?

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Publié le 25/07/2015 à 10:24

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