En Mauritanie, le Conseil des ministres du 4 novembre a adopté plusieurs projets de décrets majeurs. Ils sont marqués principalement par une refonte globale du système de la commande publique et par la modernisation du statut des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur.
Présenté par le ministre des Affaires économiques et du Développement, Mohamedou Ahmedou Ould Mhaimid, le projet de décret d’application de la loi relative à la commande publique vise à rationaliser la dépense de l’État, à renforcer la transparence et à prévenir la corruption en Mauritanie, selon cridem.org.
Élaborée selon une approche participative incluant le secteur privé et la société civile, cette réforme restructurera le cadre institutionnel : l’Autorité de régulation et la Commission de contrôle voient leurs prérogatives élargies; tandis qu’un Observatoire national de la commande publique est créé pour éclairer la prise de décision. Le nouveau dispositif impose la déclaration de patrimoine des acteurs, la dématérialisation progressive des procédures, la réduction des délais d’exécution et instaure une marge de « préférence nationale » en faveur des entreprises locales.
Parallèlement, le ministre de l’Enseignement supérieur, Yacoub Ould Moine, a décliné le décret réorganisant les corps des enseignants-chercheurs, hospitalo-universitaires, technologues et chercheurs sous un statut homogène fixant leurs grades et leurs obligations. Il a évoqué les avancées du secteur entre 2019 et 2026, illustrées par une hausse de 43 % du nombre de boursiers (passant de 6 800 à 22 730) et la gratuité du transport pour 9 700 étudiants issus du registre social, rapporte cridem.org.
Enfin, le Conseil a révisé le décret portant statut des douanes, tandis que le porte-parole du Gouvernement, Mohamed Ould Babana, a réaffirmé la « neutralité positive » de la Mauritanie face aux tensions régionales et sa volonté de concertation continue avec la presse indépendante.