Le premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, a présenté, vendredi 9 octobre, la démission de son gouvernement au président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, au palais présidentiel de Nouakchott. Cette décision intervient au lendemain de la remise au chef de l’État du rapport d’enquête sur les incendies de deux postes de transformation électrique dans la capitale, qui avaient provoqué d’importantes perturbations de l’approvisionnement en électricité.
Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), le premier ministre a assumé la responsabilité des insuffisances du bilan de son gouvernement, sans toutefois avancer de motif précis pour expliquer sa démission.
Les incendies des 18 et 21 août dernier, rappelons-le, avaient conduit à la création, le 25 août, d’une commission d’enquête chargée d’établir les causes des sinistres et d’identifier d’éventuelles défaillances. D’après les premières conclusions rapportées par l’agence Anadolu, les incidents seraient liés à des raccordements électriques non conformes aux normes, tandis que des défaillances impliquant une entreprise privée et des responsables du ministère de l’Énergie auraient été relevées.
Le 8 octobre, le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a reçu le rapport final de la commission et demandé au gouvernement de mettre en œuvre ses recommandations et de rendre le document public. Les suites administratives et judiciaires de cette enquête restent donc un enjeu important pour les autorités mauritaniennes.
La proximité entre la remise du rapport et la démission du gouvernement soulève des interrogations sur les conséquences politiques de cette crise. Toutefois, aucune annonce officielle ne permet, à ce stade, d’établir un lien direct entre les conclusions de l’enquête et le départ de l’équipe gouvernementale.
L’attention se porte désormais sur les prochaines décisions du chef de l’État, notamment la nomination éventuelle d’un nouveau premier ministre et la composition de la future équipe gouvernementale, ainsi que sur les mesures qui seront prises à la suite de l’enquête sur les incendies de Nouakchott.