Les économies d’Afrique du Nord doivent intégrer l’éventualité des crises dans leurs politiques publiques plutôt que d’y réagir une fois survenues. C’est le principal message de Nassim Oulmane, directeur du Bureau de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) en Afrique du Nord, à l’issue de la 41ᵉ réunion du Comité intergouvernemental d’experts (CIHFE) clôturée le 5 novembre 2026 à Rabat.
Pour renforcer cette résilience et absorber les chocs futurs, la CEA préconise de moderniser les outils de gestion via l’intelligence artificielle et d’accélérer la coopération régionale. Face à la raréfaction des ressources financières, la mobilisation des compétences et des transferts de la diaspora, ainsi que des ressources domestiques, s’avère stratégique.
Ces recommandations seront soumises à la Conférence des ministres africains des finances et du développement économique (COM 2027) à Addis-Abeba en mars 2027. Le Bureau de la CEA soutient sept pays de la région (Tunisie, Algérie, Égypte, Libye, Maroc, Mauritanie et Soudan) pour accélérer leur diversification économique et leur développement durable.