Présenté par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, le projet de budget 2027 du ministère s’élève à 994,1 millions de dinars (MDT) en crédits d’engagement (+10,9 %) et à 794,1 MDT en crédits de paiement, marquant une baisse de 11,3 % par rapport à 2026.
Les dépenses d’intervention s’établissent à 539,8 MDT, représentant 68 % du budget total de la mission. Une part écrasante de ces ressources, soit 99,7 %, est allouée aux projets de développement. Ces fonds seront transférés aux gouvernorats et aux établissements publics pour financer les investissements, les équipements, les études et les programmes régionaux et locaux.
Les 0,3 % restants concernent les interventions ordinaires (subventions aux amicales du personnel et contributions aux organismes internationaux comme l’Institut arabe de planification).
Redistribution des crédits et ventilation sectorielle
Bien que les dépenses d’intervention reculent de 26,17 % (-191,3 MDT) par rapport à 2026, cette baisse provient d’une réallocation interne : une partie des crédits régionaux a été basculée vers les dépenses d’investissement directes.
La répartition budgétaire par programme se structure comme suit :
- Soutien au développement sectoriel : 78 % (621,2 MDT), qui concentre l’essentiel des ressources en raison de son lien direct avec l’aménagement régional.
- Développement régional et coopération internationale : 8 %.
- Encadrement et investissement : 7 %.
- Équilibres globaux et statistique : 5 %.
- Pilotage et appui : 2 %.
Légère hausse de la masse salariale et du fonctionnement
Les dépenses de rémunération augmentent de 3,14 % pour atteindre 82,045 MDT (+2,5 MDT). Cette hausse intègre les ajustements salariaux, les promotions et les nouveaux recrutements, modérés par le départ à la retraite de 50 agents. Enfin, les dépenses de fonctionnement enregistrent une légère progression de 1,67 %, s’établissant à 14,442 MDT pour l’exercice 2027.