La Tunisie abrite, du 6 au 9 octobre 2026, une rencontre régionale au profit des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que des structures d’appui aux entreprises en Afrique du Nord, annonce le ministère du Commerce et du Développement des exportations.
Organisé par le Secrétariat général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans le cadre du programme « SME Booster », l’événement réunira quelque 150 participants dont des dirigeants de PME, en particulier celles dirigées par des femmes et des jeunes, ainsi que des organisations et structures d’accompagnement des entreprises.
Cette rencontre vise à renforcer la présence des PME dans les chaînes de valeur africaines et à leur faire connaitre les opportunités, les outils juridiques, commerciaux et numériques et les conditions d’accès aux marchés offerts par l’accord continental.
Pour la Tunisie, cette rencontre revêt une importance particulière dans la perspective de futurs rendez-vous continentaux, notamment le forum panafricain dédié au développement du commerce et de l’investissement intra-africains « Biashara Afrika », prévu à Tunis en 2027 en partenariat avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Ces rendez-vous confortent la position de la Tunisie comme espace de dialogue économique, porte d’entrée vers l’Afrique et trait d’union entre le Nord et le Sud.
La manifestation est axée autour du développement des capacités réelles des entreprises et des structures d’appui qui seront formées à mieux appréhender les règles de l’accord ainsi que les plateformes d’information mises à disposition par le Secrétariat général et à établir des contacts directs via des rencontres B2B entre exportateurs, importateurs, distributeurs et acteurs du commerce.
A rappeler que l’initiative « SME Booster » a été conçue pour apporter des réponses concrètes aux défis freinant les PME sur le marché africain, dont le déficit d’intelligence économique, la faible préparation à l’export, les coûts élevés de certification, les contraintes de financement du commerce, la fragmentation des chaînes d’approvisionnement et la méconnaissance des règles juridiques continentales.